Quand Trump voulait faire assassiner Bachar al-Assad

Le président américain Donald Trump a demandé l'an passé que soit organisé l'assassinat de ...
Quand Trump voulait faire assassiner Bachar al-Assad

Quand Trump voulait faire assassiner Bachar al-Assad

Photo: KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

Le président américain Donald Trump a demandé l'an passé que soit organisé l'assassinat de son homologue syrien Bachar al-Assad, révèle dans un livre un journaliste américain. Le secrétaire à la défense James Mattis a toutefois préféré ignorer cette exigence.

Le Washington Post, journal pour lequel travaillait Bob Woodward, devenu célèbre pour ses révélations dans l'affaire du Watergate, a publié mardi en avant-première des extraits de cet ouvrage intitulé 'Fear' et non encore disponible en librairie.

L'auteur y relate notamment les tensions qui agitent la Maison-Blanche depuis 20 mois que Donald Trump a été investi président des Etats-Unis. Le livre dresse le portrait d'un président américain prompt à l'invective et à l'injure ainsi qu'à la prise de décisions impulsives.

Plan de frappes aériennes

Selon Bob Woodward, Donald Trump a informé le secrétaire à la défense qu'il souhaitait que Bachar al-Assad soit assassiné après une attaque à l'arme chimique contre des civils syriens en avril dernier. M. Mattis a promis 'de s'en occuper tout de suite' avant de se contenter de mettre au point un plan de frappes aériennes limitées ne présentant aucune menace pour Bachar al-Assad.

James Mattis aurait raconté à des collègues que Donald Trump se comportait 'comme un écolier de primaire' lors d'un autre incident, poursuit l'auteur qui a puisé ses informations dans des entretiens avec des conseillers présidentiels en leur garantissant l'anonymat.

Donald Trump a réagi mardi soir sur Twitter à la sortie du livre, estimant que les citations attribuées à James Mattis et John Kelly étaient fausses et qu'elles trompaient le public.

James Mattis a pour sa part affirmé que ce livre appartenait à un 'genre littéraire typique de Washington' et qu'il n'avait jamais utilisé ou entendu les mots qui lui sont attribués ou à ses conseillers à propos du président américain.

/ATS
 

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