Plus de 200'000 victimes mais des bilans quotidiens en nette baisse

Le seuil des 200'000 victimes du coronavirus a été dépassé ce week-end. Plusieurs pays européens ...
Plus de 200'000 victimes mais des bilans quotidiens en nette baisse

Plus de 200'000 victimes mais des bilans quotidiens en nette baisse

Photo: KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

Le seuil des 200'000 victimes du coronavirus a été dépassé ce week-end. Plusieurs pays européens parmi les plus touchés par la pandémie affichaient cependant dimanche des bilans quotidiens de morts en nette baisse. L'Europe commence prudemment à sortir du confinement.

Après six semaines cloîtrés chez eux, les petits Espagnols ont ainsi pu dimanche recommencer à jouer dans la rue. Mais les restrictions restent nombreuses : les enfants n'ont pas le droit de jouer avec des voisins, ni de s'éloigner de plus d'un kilomètre de leur domicile, ou de sortir sans adulte. La durée est limitée à une heure et les parcs restent fermés.

L'Espagne, troisième pays le plus touché au monde par la pandémie partie de Chine fin 2019, avec 23'190 décès, avait dû adopter l'un des régimes de confinement les plus stricts au monde. Résultat, le pays a enregistré dimanche son bilan le plus bas depuis le 20 mars avec 288 morts en 24 heures. Une tendance observée le même jour dans d'autres pays européens comme en Italie, deuxième pays le plus touché au monde, où 260 personnes ont succombé, soit le total le plus faible depuis le 14 mars.

Même constat en France avec un chiffre en baisse (242 morts en 24h) ou encore au Royaume-Uni, avec 413 morts à l'hôpital, chiffre le plus bas depuis la fin mars. En tête des pays payant le plus lourd tribut : les Etats-Unis qui ont décompté plus de 53'000 décès depuis le début de l'épidémie.

Le Premier ministre Boris Johnson, lui-même frappé par le virus, est rentré dimanche soir dans sa résidence de Downing Street à Londres au terme de plus de deux semaines de convalescence. Les Britanniques attendent désormais qu'il dévoile ses projets pour remettre l'économie en marche et sortir du confinement.

Doutes sur l'immunité

La sortie du confinement reste un casse-tête planétaire, dans l'attente de la découverte d'un vaccin ou d'un remède qui seuls, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pourront permettre de juguler la pandémie.

En Espagne, le confinement a été prolongé jusqu'au 9 mai inclus. Le gouvernement présentera mardi un plan d'assouplissement envisagé à partir de la mi-mai. Le même jour, son homologue français Edouard Philippe dévoilera sa 'stratégie nationale du plan de déconfinement', qui doit débuter le 11 mai. L'Italie aussi doit détailler en début de semaine les mesures qu'elle envisage à compter du 4 mai. Les écoles resteront fermées jusqu'en septembre.

En vue d'un déconfinement, certains pays mettent en place des programmes de tests sérologiques, comme l'Italie qui va lancer une campagne sur 150'000 personnes. Mais l'OMS a douché les espoirs de ceux qui misent sur une éventuelle immunité des personnes ayant été confrontées au coronavirus pour faciliter le déconfinement, via la délivrance de 'passeports immunitaires'.

Sans exclure qu'une telle immunité puisse exister, l'organisation a rappelé qu''il n'y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection'.

Cadavres dans les toilettes

Dans la ville portuaire équatorienne de Guayaquil, la plus touchée d'Amérique latine, une vision d'horreur hante les nuits d'un soignant : à l'hôpital où il travaille, 'ouvrir la porte des toilettes avec tous les cadavres' entassés là faute de place ailleurs.

Dans ce contexte, les dirigeants mondiaux peinent toujours à trouver une réponse collective à la pire crise sanitaire et économique depuis la Seconde guerre mondiale.

Vendredi, le monde musulman a entamé le mois de jeûne du ramadan sans prières collectives ni repas partagés: les portes des mosquées restent closes et les rassemblements familiaux sont interdits.Mais la crainte demeure que des violations ne favorisent un nouvel essor de la pandémie, notamment au Pakistan, où des fidèles se sont rués dans les mosquées malgré les recommandations sanitaires.

L'Arabie saoudite a de son côté partiellement assoupli dimanche son couvre-feu total. A l'exception notamment de la ville sainte de La Mecque.

Dans un monde confronté à la récession, certaines entreprises tirent leur épingle du jeu. Comme les géants des technologies Amazon, Google ou Facebook, dont le trafic est comparable à celui d'un Nouvel an.

/ATS
 

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