OMS: « pas de risque » dans la décision suisse sur les frontières

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne voit 'pas de risque' dans la décision de réouverture ...
OMS: « pas de risque » dans la décision suisse sur les frontières

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Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne voit 'pas de risque' dans la décision de réouverture des frontières terrestres en juin entre la Suisse et trois pays. Le rétablissement des liaisons aériennes prendra en revanche plus longtemps, selon elle.

'Vous ne prenez pas de risques additionnels en faisant bouger vos citoyens d'un pays à l'autre', a affirmé mercredi à la presse le chef du programme d'urgence au sein de l'organisation, Michael Ryan. Il a relevé que les allègements sont prévus pour le moment entre pays d'un même environnement économique dans plusieurs régions.

Les Etats évaluent si les risques sont similaires entre eux et s'ils ont apporté une réponse aussi importante que celle de ceux avec lesquels ils rouvrent leurs frontières terrestres, dit-il. En revanche, la question des liaisons aériennes est liée à des zones souvent plus lointaines et dépend aussi des efforts menés par la branche.

Autre composante, l'OMS ne sait pas combien de vagues de confinements une économie peut se permettre. Il ne faut pas que les pays qui allègent leurs dispositifs attendent que les hôpitaux 'soient à nouveau surchargés' avant de réagir, affirme M. Ryan.

L'Arabie saoudite a notamment annoncé qu'elle durcirait à nouveau les restrictions après les avoir diminuées. Le système de santé peut s'adapter à plusieurs vagues de confinements, scénario redouté, mais 'je ne suis pas sûr combien de fois le système économique peut le faire', affirme M. Ryan. Il a répété que la surveillance de santé dans les communautés est cruciale pour éviter une nouvelle vague importante lorsque les gouvernements allègent les confinements.

'Si vous rouvrez en présence d'une propagation élevée du virus, cette propagation va s'accélérer' et il faudra alors 'des semaines' avant de pouvoir réagir, ajoute-t-il. Le nombre de lits Covid ne peut constituer un facteur d'évaluation de la situation, selon M. Ryan. Il salue aussi les actions rapides prises par certains pays depuis quelques jours dans la surveillance et le traçage des contacts.

/ATS
 

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