Nonante roquettes lancées vers Israël selon l'armée, représailles

Près d'une centaine de roquettes ont été lancées samedi matin depuis la bande de Gaza vers ...
Nonante roquettes lancées vers Israël selon l'armée, représailles

Pluie de roquettes contre Israël - Un Palestinien tué à Gaza

Photo: Keystone/EPA/MOHAMMED SABER

Quelque 200 roquettes ont été tirées samedi de la bande de Gaza vers Israël, entraînant des raids de représailles ayant fait au moins deux morts palestiniens. Cette flambée de violences fait craindre un nouveau conflit.

Dans ce contexte d'escalade, Israël a annoncé la fermeture de ses points de passage avec Gaza et des zones de pêche de l'enclave palestinienne gouvernée par le mouvement palestinien Hamas. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mené des consultations avec les principaux responsables de sécurité.

Les violences, les plus graves depuis des semaines, sont intervenues au lendemain de manifestations palestiniennes à la frontière entre Gaza et Israël, lors desquelles quatre Palestiniens ont péri dans une frappe après que deux soldats israéliens ont été blessés par des tirs palestiniens.

Depuis le matin, environ 200 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers les localités du sud et du centre d'Israël, mais plusieurs dizaines ont été interceptées par le système de défense anti-missiles israélien, a indiqué l'armée israélienne. Une grande partie des roquettes sont tombées sur des zones vides, a dit la police, en faisant état de quelques blessés.

En plus des villes d'Ashdod et d'Ashkelon, cibles habituelles des tirs en provenance de Gaza en raison de leur proximité avec l'enclave palestinienne, des roquettes ont été tirées sur des villes du centre du pays, près de Modiin et Rehovot. En début de soirée, les sirènes continuaient de retentir dans les zones israéliennes limitrophes de Gaza, selon l'armée. La police a appelé les habitants à se rendre dans les abris à chaque alerte.

Menaces du Djihad islamique

En riposte aux tirs de roquettes, l'armée de l'air a ciblé une trentaine de positions du Hamas et de son allié, le Djihad islamique, l'autre groupe palestinien à Gaza, selon un communiqué militaire. Les chars israéliens ont attaqué plusieurs postes militaires du Hamas. Parmi les cibles figurent cinq bases du Hamas, une base commune du Hamas et du Djihad islamique et plusieurs bases du Djihad islamique dans la bande de Gaza, a ajouté le communiqué.

Lors de ces violences, les plus graves depuis des semaines, quatre Palestiniens ont été tués et sept blessés dans les raids israéliens selon le ministère de la Santé relevant du Hamas. Une fillette palestinienne de 14 mois et sa mère enceinte ont notamment péri lors d'un raid qui a touché leur maison dans l'est de Gaza, selon cette source et des proches.

La Turquie a vivement condamné samedi soir la destruction par un bombardement de l'aviation israélienne d'un immeuble à Gaza accueillant les locaux de son agence de presse étatique Anadolu. Ankara a dénoncé une 'agressivité sans bornes'.

Le Djihad islamique a revendiqué le lancement d'une partie des roquettes et s'est dit prêt à poursuivre les tirs. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, la branche armée du groupe a menacé d'attaquer plusieurs sites israéliens stratégiques, notamment l'aéroport international Ben Gourion près de Tel-Aviv.

Médiation égyptienne?

Une source du Jihad islamique a en outre fait état d'une médiation de l'Egypte, qui joue l'intermédiaire entre le Hamas et Israël, pour tenter de calmer la situation, alors que le mois sacré du jeûne musulman du ramadan commence dans les jours à venir.

Vendredi, le Hamas a promis de répondre à l''agression israélienne' après la mort des quatre Palestiniens, dont deux membres de sa branchée armée. Israël et son ennemi juré le Hamas se sont livrés trois guerres depuis 2008.

A Bruxelles, l'Union européenne a appelé à l''arrêt immédiat' des tirs de roquettes palestiniennes, ajoutant soutenir 'les efforts déployés par l'Egypte et l'ONU pour calmer la situation'.

Depuis mars 2018, des manifestations ont lieu à Gaza le long de la barrière séparant Gaza du territoire israélien contre le blocus imposé par Israël sur l'enclave palestinienne et pour le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d'Israël en 1948. Au moins 270 Palestiniens ont été tués depuis cette date, au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance de Gaza. Deux soldats israéliens ont été tués au cours de cette période.

/ATS
 

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