Madrid dévoile son plan de relance, Bruxelles ferme bars et cafés

Face à la pandémie de coronavirus, l'Espagne a dévoilé mercredi un plan pour créer 800'000 ...
Madrid dévoile son plan de relance, Bruxelles ferme bars et cafés

Madrid dévoile son plan de relance, Bruxelles ferme bars et cafés

Photo: KEYSTONE/AP/Andrew Harnik

Face à la pandémie de coronavirus, l'Espagne a dévoilé mercredi un plan pour créer 800'000 emplois et relancer son économie dévastée. La Belgique elle s'apprête à fermer à partir de jeudi les bars et cafés dans la région de Bruxelles.

L'Espagne compte 'créer plus de 800'000 nouveaux emplois en trois ans' grâce aux fonds du plan européen de relance, a annoncé le chef du gouvernement Pedro Sanchez. L'Europe compte désormais officiellement plus de 6 millions de personnes contaminées depuis le début de la pandémie avec, sur les sept derniers jours, 26% de cas de plus que la semaine dernière.

Madrid étalera sur six ans, de 2021 à 2026, l'utilisation des 140 milliards d'euros alloués par Bruxelles à l'Espagne pour redresser son économie, laminée par la pandémie de Covid-19, a-t-il précisé. L'Espagne sera le deuxième pays le plus gros bénéficiaire des fonds européens après l'Italie.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a en revanche mis brutalement fin mardi aux négociations avec les démocrates sur de nouvelles aides aux ménages et entreprises affectés par la pandémie. Il a toutefois laissé une porte ouverte à quelques mesures ciblées, notamment sur les compagnies aériennes et les petites entreprises.

'J'ai demandé à mes représentants d'arrêter de négocier jusqu'à après les élections', a tweeté le président américain. Il accuse la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi de ne pas négocier 'de bonne foi'.

Cette décision a immédiatement fait chuter Wall Street. De nombreux économistes et experts avaient déjà prévenu que l'absence d'un nouveau coup de pouce gouvernemental risquait de freiner la reprise économique.

Etat-major américain en quarantaine

Au lendemain du retour théâtral à la Maison Blanche de Donald Trump - qui n'a plus de symptômes selon son médecin après trois jours d'hospitalisation -, l'ensemble de l'état-major américain s'est mis en quarantaine mardi. Cela intervient après des réunions avec le numéro deux des Garde-Côtes, qui a été testé positif au nouveau coronavirus.

Outre le chef d'état-major, le général Mark Milley, tous les plus hauts gradés américains sont à l'isolement: le numéro deux de l'état-major, les chefs de l'US Navy, l'armée de Terre, l'US Air Force, la Space Force, la Garde Nationale, l'agence de renseignement militaire NSA et celui des Forces Spéciales, selon un responsable du Pentagone.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a estimé mardi que si Donald Trump était encore positif au Covid-19 pour leur prochain duel télévisé, le 15 octobre, les deux rivaux de la présidentielle du 3 novembre ne devraient 'pas débattre'.

'Situation tendue à Bruxelles'

En Europe, les restrictions se multiplient. La fermeture des bars et cafés à Bruxelles et dans sa région est prévue jusqu'au 8 novembre pour endiguer la propagation du coronavirus qui s'accélère dans la capitale belge.

'On est vraiment dans une situation extrêmement complexe et tendue à Bruxelles', a justifié le président de la région Rudi Vervoort. Ces nouvelles restrictions sont similaires à celles qui s'appliquent depuis mardi à Paris et dans les trois départements limitrophes.

Pubs et cafés de cinq régions d'Ecosse, y compris à Glasgow et Edimbourg, ne pourront également plus accueillir de clients pour un peu plus de deux semaines. L'objectif est, selon la Première ministre Nicola Sturgeon, d''éviter que le virus ne devienne hors de contrôle' à la fin du mois.

Les villes de Berlin et Francfort avaient annoncé la veille la mise en place d'un couvre-feu de 23 heures à 6 heures du matin et une restriction des contacts sociaux. En Roumanie, des policiers en civil vont patrouiller pour faire respecter le port obligatoire du masque dans certains espaces publics.

En Iran, la mortalité due à la maladie Covid-19 a atteint un nouveau record avec 239 décès supplémentaires en 24 heures, selon le dernier bilan quotidien officiel de l'épidémie publié mercredi. Le précédent record de mortalité avait été atteint lundi avec 235 décès supplémentaires dus au nouveau coronavirus en 24 heures. Le lendemain, les nouveaux cas de contamination ont dépassé pour la première fois en Iran la barre des 4000 en une journée.

Au total, la pandémie de nouveau coronavirus a fait 27'658 morts sur 483'844 personnes contaminées en Iran, a déclaré Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé iranien, lors d'un point de presse télévisé.

1'051'149 morts

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1'051'149 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi mercredi par l'AFP. Près de 35,9 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués. Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 210'918 décès. Suivent le Brésil (147'494 morts), l'Inde (104'555 morts), le Mexique (82'348 morts), et le Royaume-Uni (42'445 morts).

Le patron du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés, Filippo Grandi, a annoncé pour sa part qu'il était positif mais que ses symptômes étaient légers. 'J'espère être rétabli rapidement', a écrit sur Twitter le chef d'une des plus importantes agences de l'ONU, qui porte secours à des millions de réfugiés dans le monde.

Côté sport, Cristiano Ronaldo et une poignée d'internationaux de la Juventus ont quitté Turin pour rejoindre leur sélection, malgré la procédure d'isolement instaurée depuis samedi après deux cas de Covid-19. Ils seront signalés à la justice, selon les autorités sanitaires locales.

Milliardaires de plus en plus riches

La pandémie ne fait pas que des perdants: les milliardaires voient leur fortune atteindre de nouveaux sommets grâce au vif rebond des marchés financiers dont ont bénéficié les géants de la technologie et de la santé, selon une étude publiée mercredi.

Fin juillet, la fortune cumulée des milliardaires avoisinait 10'200 milliards de dollars (8676 milliards d'euros), selon cette étude réalisée par la banque suisse de gestion de fortune UBS et le cabinet d'audit et de conseils PWC. Ce montant dépasse le précédent pic de 2017 où la fortune avait culminé à 8900 milliards de dollars.

Cela alors que, selon la Banque mondiale, la pandémie va précipiter dans l'extrême pauvreté entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans le monde cette année.

C'est la première fois depuis plus de vingt ans que le taux mondial d'extrême pauvreté va augmenter, souligne l'institution de Washington. D'ici 2021, ce chiffre risque de monter jusqu'à 150 millions de personnes supplémentaires vivant avec seulement 1,90 dollar par jour, soit moins que le prix d'un café dans un pays avancé.

/ATS
 

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