Le HCR finalement sollicité pour le rapatriement des Rohingyas

Le Bangladesh et la Birmanie acceptent que l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) apporte ...
Le HCR finalement sollicité pour le rapatriement des Rohingyas

Le HCR finalement sollicité pour le rapatriement des Rohingyas

Photo: KEYSTONE/EPA/ABIR ABDULLAH

Le Bangladesh et la Birmanie acceptent que l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) apporte son aide au processus de rapatriement de centaines de milliers de réfugiés rohingyas. Les deux pays ont signé jeudi un accord fixant les conditions du rapatriement.

'La signature de cet accord est un premier pas. Les deux pays vont maintenant devoir travailler à de nouvelles étapes', a déclaré samedi le ministre bangladais des affaires étrangères, Abdul Hassan Mahmood Ali, lors d'une conférence de presse. 'Les deux pays ont accepté de recevoir un appui du HCR dans le processus de rapatriement des Rohingya', a-t-il ajouté.

Un groupe de travail réunissant les trois parties (Bangladesh, Birmanie et HCR) sera constitué dans les trois semaines et aura pour mission d'établir les conditions définitives permettant d'engager le processus de rapatriement, a poursuivi le ministre.

'Notre priorité est de garantir leur retour en toute sécurité dans leur pays, dans la dignité', a-t-il encore précisé. Le retour des réfugiés rohingyas devrait en principe débuter dans deux mois.

L'incertitude sur le fait de savoir si le HCR jouerait un rôle dans l'opération avait conduit les organisations de défense des droits humains à insister sur la nécessité d'une présence d'observateurs extérieurs pour garantir le retour des réfugiés en Birmanie dans de bonnes conditions.

Depuis la fin du mois d'août, date d'une offensive de l'armée birmane contre des Rohingyas, plus de 600'000 membres de cette communauté, établie dans l'Etat birman d'Arakan, ont fui au Bangladesh voisin.

Abris temporaires

Les Rohingyas qui vont retourner en Birmanie devront d'abord vivre dans des abris temporaires ou des camps, a encore annoncé Dacca samedi. 'Au départ, ils seront installés dans des abris temporaires ou des installations prévues pour un temps limité', a confirmé samedi à la presse Abdul Hassan Mahmood Ali.

'La plupart des villages ont brûlé. Où pourraient-ils donc retourner ? Il n'y a plus de maisons. Où pourraient-ils vivre ?', a résumé le ministre, soulignant qu'il était 'physiquement impossible' pour les réfugiés de regagner leurs habitations.

Selon le texte de l'accord publié samedi par le Bangladesh, la Birmanie 'doit restaurer la normalité dans le nord de l'Etat Rakhine et encourager ceux qui avaient quitté la Birmanie à rentrer volontairement et en sécurité dans leurs foyers' ou 'dans un endroit sûr et sécurisé de leur choix au plus près' de chez eux.

'La Birmanie prendra toutes les mesures possibles pour s'assurer que les personnes qui reviennent ne soient pas installées dans des sites temporaires durant une longue période et que leur liberté de mouvement en Etat Rakhine soit permise en conformité avec les lois et règlements existants', poursuit le texte.

/ATS
 

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