La pandémie « s'accélère » mais sa trajectoire peut être modifiée, dit l'OMS

La pandémie de coronavirus 's'accélère', mais sa trajectoire peut être modifiée, a estimé lundi ...
La pandémie « s'accélère » mais sa trajectoire peut être modifiée, dit l'OMS

La pandémie

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

La pandémie de coronavirus 's'accélère', mais sa trajectoire peut être modifiée, a estimé lundi l'Organisation mondiale de la santé. Celle-ci a appelé les pays à passer à l''attaque' en testant tous les cas et en plaçant en quarantaine leurs proches contacts.

'Plus de 300'000 cas de Covid-19 ont été signalés à ce jour. C'est déchirant. La pandémie s'accélère', mais 'nous pouvons changer (sa) trajectoire', a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle depuis Genève.

Il a fallu 67 jours pour atteindre les 100'000, onze jours pour atteindre les 200'000 et seulement quatre jours pour atteindre les 300'000 cas, a-t-il détaillé.

'Mais ce qui importe le plus, c'est ce que nous faisons. On ne peut pas gagner un match de football uniquement en défendant. Il faut aussi attaquer', a souligné le patron de l'OMS.

Tester chaque cas suspect

'Demander aux gens de rester chez eux et [établir] d'autres mesures de distanciation physique sont un moyen important de ralentir la progression du virus et de gagner du temps, mais ce sont des mesures de défense qui ne nous aideront pas à gagner', a-t-il souligné.

'Pour gagner', a-t-il dit, 'nous devons attaquer le virus avec des tactiques agressives et ciblées. Il faut tester chaque cas suspect, isoler et soigner chaque cas confirmé et suivre et mettre en quarantaine chaque contact étroit'.

Le chef de l'OMS a toutefois reconnu que certains pays avaient dû mal à mettre en oeuvre ces 'mesures offensives' en raison d'une pénurie de moyens.

Contre les 'faux espoirs'

Il a par ailleurs condamné l'administration de médicaments aux patients infectés par le nouveau coronavirus avant que la communauté scientifique se soit accordée sur leur efficacité, mettant en garde contre les 'faux espoirs' qu'ils pourraient susciter.

'Des études réduites et non randomisées, réalisées à partir d'observations, ne nous apporteront pas les réponses dont nous avons besoin', a averti M. Tedros.

'Administrer des médicaments non testés, sans la preuve suffisante, pourrait susciter de faux espoirs et même faire plus de mal que de bien en entraînant des pénuries de médicaments essentiels pour traiter d'autres maladies', a-t-il rappelé.

Plus de 15'100 personnes sont mortes du nouveau coronavirus et plus de 341'300 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 174 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

/ATS
 

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