La Suisse veut que « l'aide humanitaire arrive » au Venezuela

La Suisse veut que l'aide humanitaire, bloquée par le gouvernement de Nicolas Maduro, puisse ...
La Suisse veut que « l'aide humanitaire arrive » au Venezuela

La Suisse veut que

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

La Suisse veut que l'aide humanitaire, bloquée par le gouvernement de Nicolas Maduro, puisse arriver jusqu'aux Vénézuéliens. Or, le conseiller fédéral Ignazio Cassis constate que le gouvernement actuel ne change pas de politique.

Selon lui, l'aide humanitaire doit avoir la priorité sur les conflits politiques. Ces dernières semaines, 'on voit que la souffrance des gens au Venezuela ne modifie pas la ligne du gouvernement actuel', a-t-il expliqué lundi à Genève à Keystone-ATS en marge du Conseil des droits de l'homme, après les victimes du week-end aux frontières entre le Venezuela et plusieurs pays.

Le régime de Nicolas Maduro continue de bloquer l'acheminement d'aide humanitaire. Il accuse les Etats-Unis de politiser cette assistance. 'C'est toujours important que l'aide humanitaire arrive lorsqu'il y a des populations en souffrance', affirme de son côté M. Cassis. 'Il y aura toujours des spéculations, des instrumentalisations politiques' d'un tel soutien.

Après les incidents du week-end, 'bien sûr que l'appel au calme est nécessaire', selon le conseiller fédéral. Mais 'il faudra trouver un moyen de le dire sans que cela devienne banal', dit-il en faisant part d'une certaine 'frustration'.

Eviter l'escalade

La Suisse suit la situation 'heure par heure' et 's'est préparée à tous les scénarios', du maintien au pouvoir de Nicolas Maduro au basculement en faveur du président autoproclamé Juan Guaido en passant par une intervention militaire étrangère ou une guerre civile. Des contacts sont permanents 'avec tout le monde' sur place et dans les pays voisins, affirme M. Cassis, sans en dévoiler davantage.

Il faut éviter que ce conflit s'étende à toute la région. Des discussions ont lieu aussi avec les Etats influents comme les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Par ailleurs, la Suisse cherche aussi à faire pression dans les instances multilatérales pour éviter 'une escalade excessive' de la situation. Pour le moment, aucun des acteurs ne l'a formellement approchée pour les bons offices qu'elle a proposés dans cette crise politique et économique.

/ATS
 

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