L'EI chassé de la moitié de sa « capitale » syrienne Raqqa

L'alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis a chassé l'Etat islamique ...
L'EI chassé de la moitié de sa « capitale » syrienne Raqqa

L'EI chassé de la moitié de sa

Photo: Keystone

L'alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis a chassé l'Etat islamique (EI) de la moitié de son bastion syrien de Raqqa, moins de deux mois après y être entrée, a annoncé mercredi une ONG. Elle se rapproche du centre-ville.

'Les forces démocratiques syriennes (FDS) contrôlent maintenant 50% de la ville de Raqqa malgré la farouche résistance de l'EI', a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et proche des rebelles.

Les FDS ont déclenché il y a huit mois une offensive en vue de s'emparer de Raqqa, où elles ont pénétré le 6 juin, pris le contrôle de plusieurs quartiers et se rapprochent du centre-ville.

Cette opération est appuyée par les avions de la coalition internationale combattant les djihadistes, menée par les Etats-Unis, tandis que des membres des forces spéciales américaines apportent leur aide aux FDS dans cette ville du nord de la Syrie.

Mercredi, vingt-neuf civils, dont 'au moins huit enfants', ont été tués dans une série de frappes aériennes de la coalition sur la ville, selon l'OSDH.

Civils piégés

Les djihadistes opposent, quant à eux, une farouche résistance, ayant notamment recours à des bombes, des engins piégés et des drones munis de charges explosives. Ils s'en prennent également aux civils pris au piège des combats, menaçant ceux qui tentent de fuir. Selon l'ONU, il reste encore entre 20'000 et 50'000 civils pris au piège à Raqqa.

L'EI s'était emparé de cette cité en 2014 et contrôle une bonne partie de la province du même nom. A Raqqa même, l'organisation de djihadistes a multiplié les exactions, procédant à de nombreuses décapitations, exécutions massives, viols, rapts, opérations de 'nettoyage' ethnique. Elle a fait lapider des femmes, soupçonnées d'adultère, et a infligé des morts atroces à des homosexuels.

Ailleurs en Syrie, des affrontements et des bombardements aériens ont secoué dans la nuit de mardi à mercredi une enclave rebelle proche de Damas malgré une trêve annoncée, a également affirmé l'OSDH.

La région de la Ghouta orientale, l'un des derniers bastions des rebelles opposés au président syrien Bachar al-Assad, est théoriquement concernée par un accord sur des 'zones de désescalade' conclu en mai entre la Turquie, soutien des insurgés, et la Russie et l'Iran, alliés du régime.

/ATS
 

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