Ex-espion empoisonné: « La Russie est responsable », selon Washington

La Russie 'est responsable' de l'empoisonnement d'un ex-espion au Royaume-Uni, a affirmé mercredi ...
Ex-espion empoisonné: « La Russie est responsable », selon Washington

Ex-espion empoisonné:

Photo: KEYSTONE/AP/MARY ALTAFFER

La Russie 'est responsable' de l'empoisonnement d'un ex-espion au Royaume-Uni, a affirmé mercredi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley lors d'une réunion du Conseil de sécurité. Son homologue russe Vassily Nebenzia a rejeté en bloc les accusations.

'Nous pensons que la Russie est responsable', a dit Nikki Haley, lors de cette réunion demandée en urgence par Londres. Elle a affirmé qu'il ne s'agit 'pas d'un incident isolé'. 'Les Etats-Unis sont absolument solidaires du Royaume-Uni', a ajouté la diplomate américaine, première voix américaine à accuser aussi clairement Moscou dans cette affaire.

C'est Moscou qui a demandé que cette réunion soit publique alors que le Royaume-Uni la voulait à huis clos, a fait valoir Vassily Nebenzia. Relevant que l'ex-espion 'ne représentait plus de menace' pour son pays, il a demandé à ses homologues de s'interroger pour savoir 'à qui profite le crime', avant la tenue du Mondial de football dans son pays à l'été.

'Sans la fourniture de preuves irréfutables, nous n'avons pas à nous justifier', a dit le diplomate russe, en déplorant que 'la présomption d'innocence soit supplantée par la présomption de culpabilité'. 'Nous ne sommes pas impliqués, la Russie n'a rien à voir avec cet événement', a insisté Vassily Nebenzia, en dénonçant une 'guerre de propagande' pour 'instrumentaliser l'opinion publique'.

Londres a refusé un accès à des échantillons des produits chimiques incriminés, a poursuivi Vassily Nebenzia. 'Nous n'acceptons pas qu'on s'adresse à nous sur ce ton', a-t-il précisé en jugeant 'inacceptables' et 'irresponsables' les accusations britanniques.

Sans dénoncer directement une responsabilité russe, le Français François Delattre a affirmé la 'totale solidarité de la France' au Royaume-Uni. 'Il ne peut y avoir d'impunité pour ceux qui ont recours aux armes chimiques', a renchéri son homologue polonaise Joanna Wronecka.

Plusieurs Etats membres ont demandé des 'enquêtes impartiales et exhautives', comme la Chine, le Kazakhstan qui a aussi appelé à la 'prudence avant de tirer des conclusions'. L'Ethiopie veut 'une enquête indépendante' et la Bolivie a souhaité qu'elle soit 'dépolitisée'.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients sur un banc le 4 mars à Salisbury (sud-ouest). Un policier a aussi été victime de l'empoisonnement commis au moyen d'un agent neurotoxique.

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mercredi une série de sanctions contre la Russie, dont l'expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux. Elle juge Moscou 'coupable' de l'empoisonnement d'un ex-espion russe sur son sol.

/ATS
 

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