Evénements climatiques extrêmes: les îles sont très vulnérables

Les Iles Fidji, qui président la conférence sur le climat de Bonn, ont été avec Haïti et le ...
Evénements climatiques extrêmes: les îles sont très vulnérables

Evénements climatiques extrêmes: les îles sont très vulnérables

Photo: KEYSTONE/EPA AAP / Mai Life Magazine/NAZIAH ALI / HANDOUT

Les Iles Fidji, qui président la conférence sur le climat de Bonn, ont été avec Haïti et le Zimbabwe les pays les plus touchés par les événements climatiques extrêmes en 2016, selon l'ONG Germanwatch. Les petits Etats insulaires sont particulièrement vulnérables.

Haïti a été ravagé en septembre 2016 par l'ouragan Matthew, de catégorie 4 sur 5. Matthew a coûté la vie à plus de 500 personnes et provoqué pour plus de 3,3 milliards de dollars de dégâts dans l'île, rappelle l'organisation allemande dans son 'Indice annuel des risques climatiques', publié jeudi en marge de la COP23 à Bonn.

L'île caribéenne est suivie dans ce classement par le Zimbabwe, touché à la fin de l'année dernière par le cyclone Dineo. Le passage de ce cyclone a provoqué des inondations qui ont fait 250 morts et des milliers de sans-abris dans le pays du président Mugabe.

En troisième position arrivent les Iles Fidji, frappées en février 2016 par Winston, le premier ouragan de catégorie 5 de l'histoire de ce pays. Celui-ci a fait au moins 47 morts et provoqué des dégâts pour plus d'un milliard de dollars.

La Suisse au 97e rang

Germanwatch rappelle que les petits Etats insulaires sont particulièrement vulnérables. Cinq d'entre eux - les Fidji, Haïti, Grenade, les Bahamas et la République dominicaine - figurent parmi les vingt pays les plus touchés par les événements climatiques extrêmes de ces vingt dernières années. Les trois premières places de ce classement sont occupées par le Honduras, Haïti et la Birmanie.

La Suisse, elle, se clase au 97e rang pour l'année 2016, avec des dégâts estimés à 130 millions de dollars. Une personne avait perdu la vie en mai de cette année-là lors de fortes pluies à Glaris, relève l'ONG allemande. Sur la période 1997-2016, la Confédération arrive 39e.

Un signal d'alarme

Pour réaliser cet indice, Germanwatch se base notamment sur les données du réassureur Munich Re et du Fonds monétaire international (FMI).

L'évaluation du nombre de morts et de l'importance des dégâts ne permet pas de dire quelle influence le changement climatique a déjà eue sur ces événements. Il en ressort toutefois 'une image de la vulnérabilité des Etats', souligne l'ONG.

Selon elle, ce 'signal d'alarme' doit être utilisé pour améliorer la prévention des catastrophes et l'adaptation au changement climatique. Il faut s'attendre à une multiplication et un renforcement des événements climatiques extrêmes tels que tempêtes, vagues de chaleur ou inondations. Germanwatch demande donc aux délégations présentes à Bonn de prendre des mesures adéquates.

/ATS
 

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