Espagne: un scrutin européen et local en forme de « second tour »

L'Espagne votait dimanche pour les élections européennes, municipales et régionales. Un 'deuxième ...
Espagne: un scrutin européen et local en forme de « second tour »

Espagne: un scrutin européen et local en forme de

Photo: KEYSTONE/EPA EFE/JJ GUILLEN

L'Espagne votait dimanche pour les élections européennes, municipales et régionales. Un 'deuxième tour' après les législatives d'avril dont le chef du gouvernement socialiste sortant, Pedro Sanchez, espère sortir renforcé sur la scène nationale et en Europe.

Ce triple scrutin intervient à peine un mois après les élections du 28 avril remportées par le Parti socialiste (PSOE) de M. Sanchez, qui ne dispose toutefois pas de la majorité absolue au parlement.

Epargnée par la poussée eurosceptique attendue dans de nombreux pays, l'Espagne est le seul grand pays du bloc où les socialistes ont une chance d'arriver en tête: le PSOE est crédité par les sondages d'environ 30% des voix.

Participation en hausse

A 14h00, environ 35% des électeurs s'étaient rendus aux urnes, soit presque 11 points de plus qu'aux européennes de 2014 mais à peine plus qu'aux municipales et régionales de 2015.

Le fait que les élections européennes coïncident avec les municipales et régionales, qui mobilisent davantage les électeurs, 'tire vers le haut' la participation, a expliqué Miguel Angel Oliver, secrétaire d'Etat chargé de communiquer les résultats.

Grand espoir des sociaux-démocrates européens, M. Sanchez entend profiter de son succès, s'il se confirme, pour placer un Espagnol à l'un des postes clés en jeu prochainement dans l'UE.

'Pedro, tu vas devoir prendre la tête de cette renaissance de la social-démocratie en Europe', lui a dit vendredi en clôturant la campagne le ministre des Affaires étrangères et tête de liste socialiste aux européennes Josep Borrell, dont Madrid pousse la candidature au poste de chef de la diplomatie de l'UE.

'Finir le boulot'

Sur le plan national, le paysage politique qui sortira des régionales et des municipales sera déterminant en vue de la formation du nouveau gouvernement qui interviendra après le vote d'investiture de M. Sanchez, prévu a priori début juillet.

Le socialiste a appelé ses partisans à 'finir le boulot' et les Espagnols à un 'vote cohérent le 26 mai avec celui du 28 avril'.

Son parti est donné en tête dans la plupart des 12 régions en jeu. Mais la région clé sera celle de Madrid, qui pourrait basculer à gauche après avoir été gouvernée par la droite depuis 24 ans.

Exécutif minoritaire

En cas de nette victoire socialiste dimanche, M. Sanchez pourrait maintenir son 'plan A' de former un exécutif minoritaire 100% socialiste et de passer des accords au cas par cas avec d'autres forces politiques pour faire voter ses réformes au parlement.

Le 'plan B' serait d'accepter l'entrée au sein du gouvernement de Podemos, parti de gauche radicale dirigé par Pablo Iglesias, pour gagner en stabilité. Même si les deux partis ne disposent pas de la majorité à la chambre des députés à eux seuls.

Aux municipales, l'ancienne juge de gauche Manuela Carmena semble bien partie pour être réélue à la mairie de Madrid.

A Barcelone, deuxième ville du pays, la maire sortante de gauche Ada Colau et l'indépendantiste catalan Ernest Maragall sont au coude-à-coude tandis que l'ancien Premier ministre français Manuel Valls, soutenu par les libéraux de Ciudadanos, est donné loin derrière en quatrième position.

/ATS
 

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