Espagne: 51 arrestations après les violences en Catalogne

Cinquante-et-une personnes ont été arrêtées en Catalogne après les violences dans la nuit de ...
Espagne: 51 arrestations après les violences en Catalogne

Madrid demande au gouvernement catalan de condamner les violences

Photo: KEYSTONE/AP/BERNAT ARMANGUE

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a demandé publiquement mercredi aux autorités de Catalogne de 'condamner clairement' les violences. La région est secouée depuis trois jours par des manifestations séparatistes.

Le chef du gouvernement régional catalan Quim Torra et les membres de son gouvernement ont le devoir politique et moral de condamner clairement et sans l'excuser le recours à la violence en Catalogne', a déclaré M. Sanchez dans une brève conférence de presse.

Des affrontements entre manifestants et policiers ont repris à Barcelone pour la troisième nuit consécutive. Barricades en flammes, policiers lourdement équipés, manifestants casqués ou masqués: les images des violences vécues dans la nuit de mardi à mercredi semblaient se répéter mercredi soir à Barcelone.

'Marches de la liberté'

La veille, des centaines de militants ont affronté les forces de l'ordre après une manifestation ayant réuni 40'000 personnes dans la grande métropole catalane. Des troubles ont aussi eu lieu à Gérone, Tarragone ou Lérida.

Selon le ministère de l'Intérieur, 51 personnes ont été arrêtées en Catalogne après les violences de mardi qui ont fait 125 blessés, selon les services d'urgence. Au troisième jour des manifestations contre la sentence de la Cour suprême, des milliers de personnes ont entamé des 'marches de la liberté' devant arriver vendredi à Barcelone.

Lundi déjà, des heurts violents avaient eu lieu lors du blocage de l'aéroport de Barcelone par plus de 10'000 manifestants, juste après la condamnation par la Cour Suprême de neuf indépendantistes, dont l'ancien numéro deux du gouvernement régional Oriol Junqueras, à des peines allant de neuf à 13 ans de prison.

A moins d'un mois des prochaines élections législatives du 10 novembre, les quatrièmes en quatre ans, la Catalogne s'impose de nouveau comme le thème central du débat politique dans le pays.

Ces tensions pourraient même impacter le 'Clasico', rencontre entre le FC Barcelone et le Real Madrid visionnée sur toute la planète. La Ligue de football a demandé à ce que le match puisse se jouer à Madrid le 26 octobre, et non à Barcelone comme prévu.

'Un chemin sans retour'

Nées de la frustration d'une partie du mouvement indépendantiste, deux ans après l'échec de la tentative de sécession, ces batailles de rue ont marqué un tournant pour le mouvement séparatiste qui se targue d'être non-violent. Sur la façade d'une boutique de montres de luxe de Barcelone, un graffiti 'Torra, traître' montrait la rupture entre les militants les plus radicaux et le gouvernement régional séparatiste.

'Nous avons pris un chemin sans retour', ont indiqué dans un communiqué les Comités de Défense de la République (CDR), adeptes des actions coup de poing. 'Ne tombons pas dans le piège de ceux qui veulent nous démobiliser', ont-ils ajouté, en appelant le gouvernement régional séparatiste à 'faire un pas en avant en rompant avec l'Etat espagnol'.

/ATS
 

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