Erdogan lance officieusement sa campagne électorale

Recep Tayyip Erdogan a lancé samedi de manière non officielle sa campagne pour les élections ...
Erdogan lance officieusement sa campagne électorale

Erdogan lance officieusement sa campagne électorale

Photo: KEYSTONE/AP Presidency Press Service

Recep Tayyip Erdogan a lancé samedi de manière non officielle sa campagne pour les élections présidentielle et législatives anticipées prévues le 24 juin. Plusieurs milliers de ses partisans se sont réunis à Izmir, sur la côte ouest de la Turquie.

Dans ce fief du parti républicain du peuple (CHP, opposition), il a promis une victoire à la fois à la présidentielle et lors des législatives. Au passage, le président sortant a qualifié le leader du CHP, Kemal Kilicdaroglu, de dictateur.

'Je pense que le 24 juin nous allons vivre un moment politique historique avec un record de voix aux élections législatives et présidentielle', a-t-il affirmé. M. Erdogan devrait être en mesure de remporter son pari électoral, son parti l'AKP ayant fait alliance avec les nationalistes du MHP.

Le président se verra alors confier un nouveau mandat avec des pouvoirs élargis après la réforme constitutionnelle approuvée par référendum l'an dernier.

Impatient de bénéficier de ces nouvelles prérogatives, M. Erdogan a décidé la semaine passée de provoquer des élections anticipées plus d'une année avant la date prévue, affirmant que la Turquie avait besoin d'un pouvoir présidentiel renforcé pour relever ses défis économiques et gérer la guerre en Syrie.

Pour l'emporter au premier tour, il devra obtenir plus de 50% des suffrages et les enquêtes d'opinion laissent entrevoir la perspective d'un second tour qui devrait avoir lieu le 8 juillet.

Gül renonce

L'ex-président turc Abdullah Gül, ancien compagnon de route de Recep Tayyip Erdogan, a annoncé samedi qu'il ne se présenterait pas à la présidentielle, faute d'être parvenu à rassembler l'opposition autour de son nom.

'Il n'est désormais plus question d'un processus en vue de ma candidature', a-t-il déclaré lors d'un point presse à Istanbul. Il a justifié cette décision par l'absence d'un 'très large consensus'. Dans le cas contraire, a-t-il soutenu, il aurait 'pris ses responsabilités'.

/ATS
 

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