Boris Johnson veut tenter de rassurer les opposants au Brexit

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, l'un des grands artisans du Brexit, va ...
Boris Johnson veut tenter de rassurer les opposants au Brexit

Boris Johnson veut tenter de rassurer les opposants au Brexit

Photo: KEYSTONE/AP European Pressphoto Agency Pool/NARONG SANGNAK

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, l'un des grands artisans du Brexit, va tenter mercredi de rassurer les opposants au divorce Londres-Bruxelles. Il essaiera aussi de les convaincre que la sortie de l'UE est à la fois irréversible et salutaire.

'Je crains que certains ne soient de plus en plus déterminés à arrêter le Brexit (...) Ce serait une erreur monumentale qui provoquerait un sentiment permanent et ineffaçable de trahison', doit dire le ministre dans un discours dont des extraits ont été distribués par ses services.

Il s'engage à 'écouter ceux qui sont encore anxieux' et va 'tenter de disséquer quelques-unes de ces craintes' pour démontrer que le Brexit est 'source d'espoir'. Et il va même jusqu'à 'reconnaître que bon nombre sont en fait mus par de nobles sentiments, une vraie solidarité avec nos voisins européens et un désir de succès pour le pays'.

Ce discours doit être le premier d'une série d'interventions de membres du gouvernement, y compris sa cheffe Theresa May, qui doit exposer sa vision des futures relations avec l'UE.

Rupture sans concession

Le Royaume-uni n'a toujours pas défini sa position dans les négociations avec Bruxelles sur leur future relation commerciale et n'est pas non plus d'accord sur les modalités de la période de transition qu'il a réclamée après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Boris Johnson se pose en challenger de Mme May dont il défie régulièrement l'autorité pour faire passer sa vision d'une rupture sans concession avec l'UE, avec sortie du marché unique et de l'union douanière, sujet qui divise le gouvernement. Il fait figure d'épouvantail pour les partisans du maintien du Royaume-uni dans l'UE, qui l'accusent d'avoir mené une campagne mensongère avant le référendum du 23 juin 2016 qui a décidé le Brexit à 52% des voix.

/ATS
 

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