Barack Obama reçoit Donald Trump à la Maison-Blanche

Au lendemain de l'onde de choc provoquée par son succès à l'élection présidentielle, Donald ...
Barack Obama reçoit Donald Trump à la Maison-Blanche

Barack Obama reçoit Donald Trump à la Maison-Blanche

Photo: Keystone

Au lendemain de l'onde de choc provoquée par son succès à l'élection présidentielle, Donald Trump a été reçu jeudi à la Maison-Blanche par Barack Obama. Ce dernier n'a jamais caché ses divergences avec lui, mais veut faciliter une transition en douceur.

L'homme d'affaires populiste de 70 ans au toupet blond est arrivé en voiture, à l'abri des regards des journalistes, vers 11H00 (17h00 heure suisse), selon un responsable américain.

Le futur 45e président des Etats-Unis et son prédécesseur démocrate, qui ont tous deux appelé à l'unité au terme d'une campagne d'une rare brutalité, devaient s'entretenir dans le Bureau ovale.

'Unité'

L'actuel président n'a jamais caché ses divergences avec le magnat, mais veut faciliter une transition en douceur, comme c'est généralement le cas aux Etats-Unis.

Barack Obama avait estimé à plusieurs reprises que Donald Trump était 'inapte' à assumer la fonction présidentielle.

Donald Trump a lui mis en doute pendant des années la citoyenneté américaine de Barack Obama. Sur le plan politique, il s'est engagé à abroger une partie de l'héritage de son prédécesseur, à commencer par l'Obamacare, la réforme de l'assurance-maladie.

Autres rencontres

Michelle Obama recevra elle Melania Trump. La première dame s'était elle aussi impliquée dans la campagne, dénonçant notamment des propos de 'prédateur sexuel' du milliardaire.

Le vice-président Joe Biden recevra un peu plus tard son successeur, Mike Pence. Donald Trump rencontrera également en début d'après-midi le président de la majorité républicaine de la Chambre des représentants Paul Ryan, avec qui il entretient des relations difficiles.

Opposants dans la rue

Plusieurs milliers d'Américains sont de leur côté descendus dans les rues mercredi soir dans une dizaine de villes, de New York à Los Angeles en passant par Washington. Ils protestaient contre la victoire du magnat new-yorkais et son discours jugé raciste et insultant.

La plupart des rassemblements ont été pacifiques, mais à Oakland, en Californie, des bouteilles et des pétards ont été lancés sur la police, blessant plusieurs fonctionnaires. Selon une responsable, deux voitures de police ont aussi été incendiées.

Par ailleurs, des milliers de Californiens inquiets et rageurs ont envahi un important axe routier à Lors Angeles et une effigie du nouveau président a été brûlée devant l'hôtel de ville. Des médias ont fait état de plusieurs interpellations.

A New York, la police a arrêté 15 personnes, selon le New York Times. Une foule s'est rassemblée au pied de la Trump Tower, domicile du président élu, scandant 'Trump à la poubelle!'.

Nouvelle équipe

Les principaux protagonistes de la classe politique américaine espèrent, eux, ouvrir un chapitre plus apaisé. Hillary Clinton a elle-même demandé aux Etats-Unis de se rassembler derrière leur futur président. 'Donald Trump va être notre prochain président. Nous lui devons d'avoir l'esprit ouvert et (lui laisser) la chance de diriger'.

'Il est temps pour nous de nous rassembler', avait dit de son côté Donald Trump à son QG new-yorkais tard dans la nuit de mardi à mercredi, après l'annonce de sa victoire. Selon la formule habituelle des nouveaux élus, il a promis d'être 'le président de tous les Américains'.

Il a ensuite passé une partie de la journée de mercredi à travailler à la composition de sa future équipe, dit-on dans son entourage. Elle s'annonce déjà comme un aréopage de mâles. Parmi les noms qui circulent se retrouvent ses soutiens les plus fidèles pendant la campagne.

Jeff Sessions, sénateur de l'Alabama, devrait notamment décrocher un poste de premier plan, peut-être celui de secrétaire à la Défense. Le président du Comité national républicain Reince Priebus est évoqué comme possible secrétaire général de la Maison-Blanche. Et le neurochirurgien à la retraite Ben Carson est envisagé pour le poste de ministre de l'Education.

/ATS


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