Armes chimiques: nouvelle mise en garde internationale à la Syrie

L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a une nouvelle fois mis la Syrie ...
Armes chimiques: nouvelle mise en garde internationale à la Syrie

Armes chimiques: nouvelle mise en garde internationale à la Syrie

Photo: KEYSTONE/AP/PETER DEJONG

L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a une nouvelle fois mis la Syrie en garde lundi au sujet de l'utilisation d'armes chimiques durant la guerre civile. Le régime syrien a vivement réagi.

'La communauté internationale doit rester ferme contre l'utilisation d'armes chimiques et les auteurs d'attaques vont devoir rendre des comptes', a lancé Ahmet Uzumcu, directeur général de l'OIAC, à la veille de nouvelles négociations de paix à Genève pour mettre fin à la guerre en Syrie.

Une mission d'enquête de l'OIAC a publié trois rapports révélant l'utilisation d'armes chimiques dans le pays ces dernières années, a-t-il souligné lundi lors de la conférence annuelle des Etats-membres, à La Haye. 'Il est très inquiétant que nous soyons encore confrontés à l'utilisation d'armes chimiques' malgré l'action de l'OIAC, a regretté M. Uzumcu, visant clairement le régime syrien.

Dans son dernier rapport, le JIM (Joint investigation mission), la mission d'enquête conjointe créée en août 2015 par l'ONU et l'OIAC, a accusé l'armée de l'air syrienne d'avoir perpétré une attaque au gaz sarin en avril dernier dans le village de Khan Sheikhun, faisant des dizaines de morts.

'Fausses accusations'

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Faisal Mekdad, présent à la conférence, a répondu avec véhémence à M. Uzumcu, dénonçant de 'fausses accusations' contre le régime. Les 'conclusions politisées' de la mission d'enquête de l'OIAC visaient à 'salir l'image de la Syrie' et à déstabiliser le pays, a-t-il affirmé.

Certaines nations ont 'envoyé leurs mercenaires et les ont encouragés à utiliser des armes chimiques contre les civils et l'armée syrienne', a accusé M. Mekdad. Et d'appeler les enquêteurs à ouvrir une nouvelle investigation.

La Syrie de Bachar al-Assad a rejoint les Etats-membres de l'OIAC en 2013, admettant posséder un stock d'armes chimiques, sous la pression des Etats-Unis et de la Russie.

Pas d'impunité possible

Les pays de l'Union européenne sont 'horrifiés par l'utilisation systématique et répétée des armes chimiques en Syrie par le gouvernement syrien et par le groupe Etat islamique', a déclaré Jacek Bylica, le représentant de l'Estonie pour la non-prolifération, parlant au nom de l'UE.

'Il ne peut y avoir d'impunité', a-t-il dit. Il a appelé Damas à travailler avec l'OIAC pour dresser le tableau précis de ses stocks d'armes chimiques.

/ATS
 

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