Abbas réclame à l'ONU une conférence internationale début 2021

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réclamé vendredi à l'ONU l'organisation ...
Abbas réclame à l'ONU une conférence internationale début 2021

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réclamé vendredi à l'ONU l'organisation d'une conférence internationale début 2021, après l'élection américaine. Objectif, 'lancer un processus de paix' israélo-palestinien 'sur la base du droit international'.

Cette demande pour 'mettre fin à l'occupation' israélienne se veut une réponse au plan de paix de Donald Trump, que 'le monde entier a rejeté' et qui va 'à l'encontre de toutes les résolutions internationales', a-t-il déclaré lors de l'Assemblée générale annuelle de l'organisation mondiale.

'J'appelle le secrétaire général des Nations unies à commencer les préparatifs' pour 'une conférence internationale en début d'année prochaine qui réunisse toutes les parties concernées', a-t-il ajouté.

'Sur la base du droit international'

'Cette conférence doit avoir toute l'autorité nécessaire pour lancer un processus de paix sincère sur la base du droit international' et 'garantir au peuple palestinien son indépendance et sa liberté dans son propre Etat'.

Mahmoud Abbas a vivement critiqué le plan Trump présenté en début d'année, qui ne prévoit qu'un Etat palestinien réduit à sa part congrue. Mais aussi les accords historiques conclus ces dernières semaines par l'Etat hébreu et deux pays arabes du Golfe, les Emirats arabes unis et Bahreïn, sous l'égide du président des Etats-Unis.

Accords reniés

'Par son agression, Israël a renié tous les accords qu'il a signés et a sapé la solution à deux Etats', a estimé le président de l'Autorité palestinienne, dans sa vidéo enregistrée à son bureau, derrière une plaque estampillée 'Etat de Palestine'. 'Par ses actes unilatéraux et irresponsables, il est en train de détruire les dernières chances de paix', a ajouté celui qui n'a qu'un statut d'observateur à l'ONU.

'Comme si ce n'était pas suffisant, Israël, les Emirats arabes unis et Bahreïn viennent de signer des accords de normalisation en violation de l'Initiative de paix arabe et des principes d'une solution juste et durable conforme au droit international', a-t-il déploré.

/ATS
 

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