La ville de Houston, au Texas aux États-Unis, a annoncé vendredi limiter sa coopération avec la police de l'immigration (ICE) après la victoire écrasante lors des élections de mi-mandat des démocrates, opposés à la politique migratoire répressive de Donald Trump.
Historiquement bastion républicain, le Texas a élu la démocrate Gina Hinojosa, qui s'est imposée face au gouverneur sortant et allié de Donald Trump, le républicain Greg Abbott.
Dans une conférence de presse vendredi, le maire démocrate de Houston, John Whitmire, a annoncé que les forces de l'ordre locales ne contacteraient l'ICE que lorsqu'une personne serait arrêtée pour un délit passible d'emprisonnement et non pas lors de contrôles. "Le but est de réduire les craintes et les angoisses, non seulement pour nos communautés, mais dans tout Houston", a déclaré l'édile.
En avril, Greg Abbott avait menacé de retirer 110 millions de dollars de subventions à la ville qui avait déjà voulu limiter la coopération avec ICE. Les autorités locales avaient cédé.
"Voici le maire de Houston qui plaide directement pour des politiques qui vont protéger certains des pires criminels des États-Unis", a répondu le compte officiel d'ICE sur X.
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, son administration a mené une offensive anti-immigration, notamment au Texas, État frontalier avec le Mexique, où l'ICE a mené des raids avec des agents, aux méthodes souvent jugées brutales.
En janvier, la mort de deux citoyens américains, Renée Good, une mère de famille de 37 ans, et Alex Pretti, un infirmier du même âge, abattus par des agents fédéraux alors qu'ils étaient témoins des vastes opérations menées à Minneapolis (nord), avait suscité l'indignation à travers le pays.
En juillet, le Mexicain Lorenzo Salgado a été tué par balles par un agent de l'ICE à Houston. Dans la même ville en octobre, le Mexicain Miguel Parra avait été percuté par un agent en voiture.
/ATS







