Discours sur l'état de l'Union: Trump lance un appel à l'unité

Le président américain Donald Trump s'est posé mardi en président rassembleur. Il a appelé ...
Discours sur l'état de l'Union: Trump lance un appel à l'unité

Le président américain Donald Trump s'est posé mardi en président rassembleur. Il a appelé démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l'immigration ni à la construction d'un mur à la frontière mexicaine.

Avant ce discours sur l'état de l'Union, le premier prononcé par Donald Trump depuis sa prise de fonction, certains démocrates avaient pourtant espéré que le président lâche du lest sur le dossier de l'immigration, en vain.

'Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d'entente et réaliser l'unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu'on le serve', a-t-il déclaré. 'C'est une nouvelle ère américaine. Il n'y a jamais eu meilleur moment pour commencer à vivre le rêve américain', a-t-il Affirmé.

Déterminé à conserver le soutien des Américains les plus conservateurs, Donald Trump n'a pas dévié de son cap, qu'il s'agisse de la construction du mur ou du durcissement de la législation sur l'immigration.

Fossé visible

Pendant les 80 minutes qu'a duré son discours, M. Trump s'est efforcé de faire taire les doutes entourant son exercice du pouvoir alors que sa première année à la Maison blanche a été marquée par la persistance des soupçons de collusion de son équipe de campagne avec la Russie et par la multiplication des procédures liées à ces doutes.

S'il a lancé des appels en faveur d'un rapprochement entre démocrates et républicains, le fossé séparant les deux partis était visible. Les seconds applaudissaient chaleureusement le président tandis que les premiers demeuraient parfois ostensiblement immobiles.

Immigration

Sa plaidoirie en faveur de l'unité subira un premier test avec sa volonté de faire aboutir un compromis sur la question des 'dreamers', ces jeunes gens entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents.

Pour tenter de convaincre des démocrates de passer un accord sur l'immigration, Donald Trump a proposé la semaine dernière un compromis consistant à naturaliser 1,8 million de jeunes immigrés clandestins en échange du financement pour 25 milliards de dollars d'un mur frontalier avec le Mexique et de mesures de restriction de l'immigration légale aux Etats-Unis. 'Unissons nous, mettons la politique de côté et faisons le travail', a-t-il dit.

Républicains et démocrates demeurent profondément divisés sur la question de l'immigration. Les élus du Congrès ont jusqu'à la date butoir du 8 février pour parvenir à un compromis dans ce dossier et s'entendre sur les questions budgétaires afin d'éviter un deuxième 'shutdown'. Budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois.

Nucléaire

Abordant la politique étrangère, il n'a pas oublié d'évoquer la Corée du Nord, dénonçant la volonté du régime de Pyongyang de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Sur ce point, le président américain a dit souhaiter que les Etats-Unis modernisent et reconstruisent leur arsenal militaire.

Donald Trump a par ailleurs annoncé avoir signé l'ordre de maintenir ouvert le camp de détention de Guantanamo, signe qu'il ne renonce pas à poursuivre le détricotage des mesures entreprises par son prédécesseur, Barack Obama.

Le président américain a également plaidé en faveur d'un grand plan d'investissement d'un montant de 1500 milliards de dollars destiné à rénover les infrastructures américaines.

Il n'a pas manqué de rappeler l'excellente tenue des marchés d'actions et la poursuite de la baisse du chômage. Selon lui, ces deux tendances vont se confirmer à la faveur de la réforme fiscale approuvée l'année dernière par les républicains.

/ATS
 

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