Syrie: Russie, Turquie et Iran tentent de relancer le dialogue à Astana

La Russie, la Turquie et l'Iran tentaient vendredi, lors des pourparlers d'Astana, de relancer ...
Syrie: Russie, Turquie et Iran tentent de relancer le dialogue à Astana

Syrie: Russie, Turquie et Iran tentent de relancer le dialogue à Astana

Photo: KEYSTONE/AP POOL SPUTNIK KREMLIN/MIKHAIL KLIMENTYEV

La Russie, la Turquie et l'Iran tentaient vendredi, lors des pourparlers d'Astana, de relancer le dialogue politique entre Damas et les rebelles. Ils veulent mettre fin à six ans de guerre en Syrie.

Une semaine après l'échec de la réunion de Genève, le huitième round de ces négociations dans la capitale kazakhe doit aboutir à une déclaration finale approuvée par ses parrains: Moscou et Téhéran, alliés de Bachar al-Assad et Ankara, soutien des rebelles. 'Une grande partie' des discussions qui ont commencé jeudi ont été consacrées à l'initiative russe de réunir un 'Congrès du dialogue national', a indiqué le négociateur russe Alexandre Lavrentiev.

Selon lui, une telle réunion, proposée par Moscou fin octobre lors du précédent round de discussions à Astana, serait 'une plateforme qui permettrait aux différents représentants de la société syrienne de résoudre les problèmes liés au règlement politique qui n'ont pas été réglés à Genève'. Elle doit se tenir dans la station balnéaire russe de Sotchi.

Le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, appuyé par l'armée russe, a désormais repris l'avantage sur le terrain. La perspective d'un règlement politique reste toutefois au point mort.

Rôle de l'ONU compromis

Si Damas est prêt à accepter des élections sous la supervision de l'ONU, les négociations achoppent toujours sur le sort de Bachar al-Assad. Le régime refuse d'évoquer l'éventualité de son départ du pouvoir, réclamé par l'opposition.

Alors que le processus de Genève n'avance pas, Moscou espère capitaliser sur les avancées concrètes obtenues à Astana, qui ont permis de réunir régime et rebelles pour discuter de questions militaires, pour relancer le dialogue politique. Mais pour l'instant, son initiative de réunion à Sotchi ne s'est pas concrétisée, butant notamment sur la participation des Kurdes, qu'Ankara rejette.

'Il est temps de faire avancer le processus politique', a plaidé jeudi l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura, en visite jeudi à Moscou avant de se joindre vendredi aux pourparlers d'Astana. Le rôle que l'ONU peut encore jouer dans le règlement du conflit syrien semble compromis, alors que la Russie apparaît comme un acteur incontournable.

Le conflit en Syrie, qui a débuté en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques, a fait plus de 340'000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

/ATS
 

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