Merkel remporte son pari, terni par la poussée de l'extrême droite

Les unions conservatrices d'Angela Merkel ont remporté les élections législatives de dimanche ...
Merkel remporte son pari, terni par la poussée de l'extrême droite

La chancelière Merkel en lice pour un quatrième mandat

Photo: Keystone

Quelque 61,5 millions d'Allemands sont appelés aux urnes dimanche pour renouveler leur Parlement. Les élections devraient déboucher sur un quatrième mandat pour Angela Merkel, chancelière depuis 2005. Le parti d'extrême droite AfD pourrait aussi entrer au Bundestag.

Au terme d'une campagne où les sociaux-démocrates du SPD ont semblé payer leur association à la 'grosse Koalition' en place depuis quatre ans, la chancelière allemande et son bloc chrétien-démocrate CDU-CSU devraient arriver en tête des suffrages. Mais la fragmentation du paysage politique allemand risque de compliquer la formation d'une nouvelle coalition.

Au fil des élections régionales de l'an passé, les conservateurs allemands ont subi une série de revers, tandis que progressait le parti de droite extrême, Alternative für Deutschland (AfD), qui a surfé sur l'impopularité de la décision de Mme Merkel, 63 ans, d'ouvrir les frontières aux réfugiés en septembre 2015.

CDU en recul

Ces scrutins régionaux ont semé un temps le doute dans l'esprit de la chancelière, dont la cote de popularité avait plongé de trente points. Mais la forte diminution des arrivées de migrants en 2016 puis cette année de même qu'une série d'événements internationaux comme le vote des Britanniques en faveur du Brexit ou l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, ont joué en sa faveur, renforçant son image de garante d'une certaine stabilité.

Reste que la CDU-CSU, dans les intentions de vote mesurées par les instituts de sondage, est en deçà de son score des précédentes législatives, en 2013. Les conservateurs avaient alors remporté 41,5% des suffrages. Les derniers sondages les mesurent entre 34 et 37% des intentions de vote.

Le SPD attendait beaucoup de la nomination à sa tête, en début d'année, de Martin Schulz, très actif dans les institutions européennes. Mais il est, lui aussi, mal engagé, avec 21 à 23% des intentions de vote, contre 25,7% des suffrages il y a quatre ans.

Créé en 2013 pour lutter contre l'euro et les plans de renflouement dans la zone euro, l'AfD s'est muée progressivement en un parti anti-immigration et xénophobe. Aux élections de 2013, la formation avait obtenu 4,7% des voix, échouant à franchir le seuil de représentation parlementaire fixé à 5%. Un sondage publié samedi le donne à 13% des intentions de vote, en passe d'être la troisième force parlementaire devant les libéraux du FDP.

/ATS
 

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