L'enquête sur St-Pétersbourg avance, des explosifs découverts

La police russe a découvert jeudi, lors d'une perquisition dans un immeuble de Saint-Pétersbourg ...
L'enquête sur St-Pétersbourg avance, des explosifs découverts

La police russe a découvert jeudi, lors d'une perquisition dans un immeuble de Saint-Pétersbourg, des explosifs similaires à ceux utilisés par le kamikaze qui a tué 14 personnes lundi dans le métro de la ville. Plusieurs personnes auraient été arrêtées.

Selon deux sources proches des services de sécurité, les explosifs découverts dans un immeuble de l'est de la ville présentent des similitudes avec la bombe qui a été trouvée lundi dans un extincteur de la station de métro Plochtchad Vosstaniya, et qui n'a pas explosé.

Les enquêteurs supposent que le kamikaze a déposé cet engin explosif avant de se rendre sur une autre ligne et d'actionner une autre bombe entre les stations Sennaïa Plochtchad et Tekhnologichesky Institut (Institut technologique).

Complices interpellés

La découverte de ces explosifs jeudi s'est accompagnée de l'arrestation de plusieurs personnes, selon un voisin. Cet habitant de l'immeuble a vu la police appréhender quatre hommes jeunes occupant un appartement proche du sien au huitième étage.

Les autorités russes ont annoncé avoir interpellé plusieurs complices présumés de l'homme originaire du Kirghizistan identifié mardi comme l'auteur de l'attentat. Mais elles n'ont pas précisé s'ils avaient été appréhendés lors de la perquisition.

La découverte des explosifs a incité les policiers à faire évacuer deux étages de l'immeuble. Une forte explosion a retenti pendant l'opération, mais elle provenait de travaux de rénovation sans lien avec l'affaire.

Passeport russe

Le Khirguize incriminé possédait un passeport russe et était âgé de 22 ans. Les services de sécurité du Kirghizistan (GNKB) n'ont jusqu'ici pas établi de lien entre le kamikaze et des organisations radicales islamistes, selon des sources contactées à Bichkek, la capitale kirghize, et Och, une ville où il s'était rendu en février dernier.

Selon des proches, le jeune homme a passé une dizaine de jours en famille à Och et n'est guère sorti pendant son séjour. La région est connue pour avoir fourni d'importants contingents au groupe EI en Syrie et en Irak, .

L'homme vivait depuis 2011 en Russie. Le Comité fédéral d'enquête a dit avoir identifié plusieurs personnes originaires d'Asie centrale ayant été en contact avec lui. Une perquisition effectuée à leurs domiciles a permis la saisie d'objets importants pour l'enquête, a-t-il précisé.

Sécurité renforcée

Les familles des victimes de l'attentat ont elles commencé jeudi à enterrer leurs proches.

Après l'attentat, qualifié par le Kremlin de 'défi lancé à tous les Russes, y compris au président' Vladimir Poutine, les autorités ont multiplié les mesures de sécurité dans le métro. Le Premier ministre Dmitri Medvedev a notamment ordonné mercredi la création de 'groupes de réaction rapide (...) opérationnels 24h/24'.

La Russie, qui mène en Syrie une opération militaire en appui à Damas, n'avait pas été aussi durement touchée depuis l'explosion en vol le 31 octobre 2015 au-dessus du Sinaï d'un avion reliant l'Egypte à Saint-Pétersbourg, qui avait fait 224 morts.

Depuis cet attentat revendiqué par l'EI, des attaques ont frappé les instables républiques russes du Caucase et les services de sécurité russes ont annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules djihadistes s'apprêtant à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

/ATS
 

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