Vote au Conseil de sécurité sur des sanctions contre Damas

Le Conseil de sécurité des Nations unies vote mardi sur un projet de résolution sur la Syrie ...
Vote au Conseil de sécurité sur des sanctions contre Damas

Vote au Conseil de sécurité sur des sanctions contre Damas

Photo: Keystone

Le Conseil de sécurité des Nations unies vote mardi sur un projet de résolution sur la Syrie. La résolution vise à interdire la livraison d'hélicoptères au régime syrien et à sanctionner des dirigeants accusés d'attaques chimiques. Moscou a promis d'opposer son veto.

La réunion du Conseil de sécurité promet donc d'opposer la Russie, alliée du régime syrien, aux Etats-Unis, à la France et au Royaume-Uni. ce vote aura lieu alors qu'à Genève, les négociations sous l'égide des Nations unies ont repris la semaine dernière après dix mois d'interruption.

Pour être adopté, le texte doit rassembler neuf votes en sa faveur et ne déclencher aucun veto des membres permanents (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni). La Russie a opposé son veto à six résolutions sur la Syrie depuis le début du conflit en 2011. La Chine s'est jointe à Moscou lors de cinq de ces votes. La position de Pékin vis-à-vis du projet soumis mardi reste incertaine.

'Envoyer un message fort'

Le texte a été préparé par Paris et Londres dans le sillage de la publication des conclusions de la mission d'enquête conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). L'enquête a conclu que les forces gouvernementales syriennes étaient responsables de trois attaques au chlore et que les djihadistes de l'Etat islamique avaient utilisé du gaz moutarde.

Le projet de résolution prévoit de sanctionner onze responsables militaires et politiques syriens ainsi que dix entités gouvernementales impliqués dans le développement et la production d'armes chimiques. Les sanctions sont un gel des avoirs et, pour les individus, une interdiction de déplacement.

Lundi, l'ambassadeur britannique aux Nations unies, Matthew Rycroft, a estimé que le Conseil de sécurité devait envoyer 'un message fort et clair, que la communauté internationale est sérieuse pour empêcher l'usage de ces armes abominables'.

/ATS
 

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