Val-de-Ruz repense l’évacuation de ses eaux

Actuellement, les eaux usées et les eaux claires vaudruziennes se mélangent pour être toutes ...
Val-de-Ruz repense l’évacuation de ses eaux

Actuellement, les eaux usées et les eaux claires vaudruziennes se mélangent pour être toutes traitées dans la station d’épuration de Neuchâtel. Pour régler cette problématique, un plan général d’évacuation des eaux a été mis sur pied. Le Conseil général se penchera lundi soir sur sa deuxième partie : Seyon aval. 

La Commune de Val-de-Ruz doit mieux séparer ses eaux usées de ses eaux claires dans ses quelque 250 km de réseau souterrain. (Photo : Archives) La Commune de Val-de-Ruz doit mieux séparer ses eaux usées de ses eaux claires dans ses quelque 250 km de réseau souterrain. (Photo : Archives)

Traiter de l’eau non polluée, c’est à la fois un gâchis d’énergie et d’argent. Les eaux en provenance de Val-de-Ruz, notamment des villages de Boudevilliers, Coffrane et des Geneveys-sur-Coffrane, sont traitées par la station d’épuration de Neuchâtel. Pour limiter cet afflux trop important et éviter les gaspillages, la Commune présente au Conseil général la deuxième partie de son plan d’évacuation des eaux, baptisée Seyon aval, lundi soir.

Une première partie, Seyon amont, avait déjà été validée en 2018. Au total, 41 millions de francs sont prévus pour le plan dans son intégralité, dont 24 millions pour la première partie et 17 pour la deuxième. Des investissements nécessaires, selon Daniel Geiser, conseiller communal vaudruzien en charge des travaux publics, des eaux, de la forêt et de l’environnement, et plus faciles à imaginer à présent que la commune est fusionnée.

Daniel Geiser : « Cela nous permet de faire des investissements conséquents où il y a des points sensibles. »

Le dernier plan général d’évacuation des eaux date des années 2000. De nombreux travaux sont prévus, pour séparer durablement les eaux claires des eaux usées, entre des canalisations à dédoubler, des déversoirs d’orages et des bassins de rétention. « Nous avons passablement de rénovations importantes que l’on va garantir pour les 50 à 100 prochaines années », souligne Daniel Geiser. Pourtant, un plan est prévu tous les 15 à 20 ans, notamment pour l’entretien des quelque 250 km de réseau souterrain.

« On a du travail en continu sur le long terme pour entretenir ces infrastructures. »

Et si la commune de Val-de-Ruz a connu un nombre d’habitants en forte hausse ces dernières années, et donc une consommation d’eau en progression, ce n’est pas la cause directe des rénovations. Pourtant, dans certains villages, il s’agit tout de même de « rattraper des investissements qui n’avaient pas été faits auparavant », selon Daniel Geiser, mais aussi « d’anticiper l’évolution des plans d’aménagement locaux, qui permettent des agrandissements de quartiers ».

« On a 19 villages au Val-de-Ruz, donc on doit faire le nécessaire. »

La difficulté, à présent, est de faire accepter ce plan d’évacuation des eaux par le Conseil général, mais également par la population afin d’éviter d’éventuelles oppositions. Des crédits-cadres feront suite à la décision afin de réaliser les investissements. /bla


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