Après une 10e édition déficitaire à hauteur de 60'000 francs en 2024, le festival de La Grande Béroche avait été annulé cette année. Il reviendra l’été prochain, assure le comité, qui a redressé les finances grâce à un crowdfunding.
Le BeRock n’est pas mort ! Après une édition anniversaire déficitaire à hauteur de 60'000 francs en 2024, le comité du festival de musique rock de Saint-Aubin avait annoncé faire une pause cette année. « On s’est un peu cassé la figure avec notre dixième édition », avoue Pierre Faivre, trésorier du BeRock. Pour son anniversaire en août 2024, le festival avait vu les choses en grand, peut-être trop grand : programmation de renom comme Synapson ou Kéziah Jones, entrées payantes et terrain toujours plus vaste. « Au fil des années, on a peut-être perdu l’ADN premier du festival qui se voulait simple, local et gratuit », explique Patrick Pellaton, membre fondateur du BeRock. Résultat : l’édition 2024 du festival n’a pas obtenu le succès escompté et les pluies torrentielles qui s’étaient abattues lors de la dernière soirée n’ont pas arrangé les choses. Malgré les 7'000 billets vendus, le BeRock 2024 se clôt avec une ardoise d’environ 60'000 francs.
Le comité est fatigué par 10 ans de services sans renouvellement et est empli de questionnement, mais il ne compte pas pour autant baisser les bras devant cet échec financier. En février, l’annonce tombe : le festival ne reviendra pas en 2025 et prend une année de pause. En mai, un crowdfunding est lancé. Le but est d'assainir les finances pour revenir plus fort en 2026. La récolte s’est terminée ce mardi et a largement atteint son objectif. Le festival a obtenu un soutien de 52'000 francs, c’est plus que les 45'000 francs espérés au départ. La tenue d’une édition 2026 est donc pratiquement garantie.
Pierre Faivre : « On a réussi à atteindre notre objectif ».
Une forme encore à définir
Ainsi, les membres fondateurs veulent passer le flambeau à une équipe jeune et motivée tout en leur transmettant leur expérience. « On restera autour de l'organisation de l’édition 2026, histoire de s’assurer que tout roule », ajoute Patrick Pellaton. Un appel à candidatures sera lancé à la rentrée scolaire.
Patrick Pellaton : « On va leur transmettre notre amour pour cet évènement ».
Une chose est sure, le BeRock est de retour, mais sa formule n’est pas encore définie. Cependant, après une année de réflexion, les organisateurs savent ce qu’ils ne veulent plus faire. Le festival devrait donc retrouver son ADN local avec davantage de groupes régionaux mis en avant. De plus, le BeRock devrait retrouver son écrin originel au bord du lac de Neuchâtel. « Soit sur le chemin des pêcheurs à Saint-Aubin, soit à la plage, on a plein de place et on doit profiter de ce cadre magnifique », conclut Patrick Pellaton. /crb









