Un PDR pour fédérer la Vallée de La Sagne et des Ponts

Dynamiser l’agriculture et le tourisme de la Vallée de La Sagne et des Ponts. C’est le but ...
Un PDR pour fédérer la Vallée de La Sagne et des Ponts

Dynamiser l’agriculture et le tourisme de la Vallée de La Sagne et des Ponts. C’est le but du projet de développement régional porté par une association constituée lundi et qui réunit une quarantaine d'agriculteurs et d'acteurs de la région. D’ici six ans, 25 projets pourraient voir le jour.

Claude-Eric Robert, agriculteur de la ferme des Tourbières et Béatrice Manceau, coordinatrice du PDR pour la Chambre neuchâteloise de l’agriculture et de la viticulture. Claude-Eric Robert, agriculteur de la ferme des Tourbières et Béatrice Manceau, coordinatrice du PDR pour la Chambre neuchâteloise de l’agriculture et de la viticulture.

Mobilisation pour l’agriculture et le tourisme à la Vallée de La Sagne et des Ponts-de-Martel. L’Association du Projet de développement régional (PDR) a été constituée lundi. Soutenu par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) et le canton, ce plan a pour but de soutenir 25 initiatives en lien avec l’agriculture et le tourisme dans la vallée. « Nous voulons poursuivre le développement économique, social et environnemental de cette région, mais le faire ensemble », détaille Béatrice Manceau, coordinatrice du PDR pour la Chambre neuchâteloise de l’agriculture et de la viticulture (CNAV). Cette idée fédère déjà une quarantaine de partenaires, dont une quinzaine de fermes et notamment la Maison de la Tourbière ou encore l’Association des réseaux équestres neuchâtelois. « Chacun a des objectifs individuels, mais ils sont tous reliés par un dessein collectif », ajoute la coordinatrice.

Parmi les 25 idées qui seront proposées, beaucoup devraient permettre aux agriculteurs concernés de diversifier leurs activités. « Nous avons des revenus assez limités. Avec ce projet on va pouvoir améliorer nos conditions de travail, diversifier nos revenus et gagner en visibilité », se réjouis Claude-Eric Robert, agriculteur à la ferme des Tourbières.

Claude-Eric Robert, agriculteur : « On a envie de continuer d’y travailler. »

Le but est de dynamiser une base existante. « Nous souhaitons mieux communiquer sur ce que nous faisons, car notre région est très riche, simplement le public ne le sait pas », ajoute Claude-Eric Robert. Le PDR servira également à créer une marque pour la Vallée. « Nous allons coordonner l’existant. C’est une sorte de trait d’union entre le terroir, les loisirs et la production », explique Béatrice Manceau.


Un mot d’ordre : la collaboration

Cela fait quatre ans que des réflexions sont en cours pour mettre en place un PDR à la Vallée de La Sagne et des Ponts-de-Martel. « C’est une grosse machine à mettre en route », estime l’agriculteur de la ferme des Tourbières. Et d’ajouter que ce n’est pas toujours simple de se mettre d’accord. Pendant les discussions, chaque acteur du projet a pu mettre à disposition des autres son savoir-faire et ses idées. « J’ai pu apporter mon expérience dans la vente directe, puisque je la pratique depuis bientôt 20 ans », explique Claude-Eric Robert. Au contraire, ce dernier a découvert d’autres manières de voir ainsi que des approches différentes.

La création de l’association du PDR ce lundi permet aux participants de se projeter. « Nous avons pu aller de l’avant, car les réflexions sont suffisamment mûres. Nous sentons que les gens sont conscients du besoin que représente cette structure collective », se réjouit la coordinatrice. Ce PDR est le deuxième à se créer sur le territoire du canton. Une première initiative du genre était née au Val-de-Ruz en 2017. Une preuve que de tels mouvements collectifs fonctionnent, selon Béatrice Manceau.

Béatrice Manceau, coordinatrice du PDR :« Ça fonctionne mais ce n’est pas facile. »

Les prochaines étapes du PDR à la Vallée de La Sagne et des Ponts consisteront à évaluer les 25 projets envisagés. « Nous ne pouvons pas encore donner de budget », explique la coordinatrice. Si le dossier est validé par le Grand Conseil, les 25 actions émergeront au cours des six prochaines années. Si tout se passe bien, les premiers pourraient voir le jour dès 2026. /crb


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