Des Neuchâtelois se mobilisent en faveur de l’achat de nouveaux avions de combat

Le comité neuchâtelois « Oui à la sécurité aérienne » a présenté vendredi ses arguments en ...
Des Neuchâtelois se mobilisent en faveur de l’achat de nouveaux avions de combat

Le comité neuchâtelois « Oui à la sécurité aérienne » a présenté vendredi ses arguments en faveur du renouvellement de la flotte aérienne de l’armée suisse

Le F35, l'un des avions récemment testé à l'aérodrome de Payerne. (photo : Lockheed Martin) Le F35, l'un des avions récemment testé à l'aérodrome de Payerne. (photo : Lockheed Martin)

Achat de luxe superflu ou besoin vital pour notre défense ?

Le 27 septembre, les Suisses devront se prononcer sur l’achat de nouveaux avions de combat. A l’approche de l’échéance, partisans et opposants intensifient leur lutte dialectique. Vendredi à Neuchâtel, le comité cantonal pour le OUI a présenté ses arguments. Il a notamment rappelé, par la voix de son président, que le crédit de 6 milliards serait entièrement assumé par le budget de l’armée.

Philippe Bauer, conseiller aux Etats PLR et président du comité neuchâtelois « oui à la sécurité aérienne » :

« La Suisse doit pouvoir continuer à protéger elle-même son ciel », insistent les partisans à l’acquisition de nouveaux appareils. Les avions actuels sont en service depuis 1978 et 1996. Or, un pays neutre et souverain doit posséder sa propre flotte aérienne, car l’armée a de nombreuses tâches à assumer en temps de paix, rappellent-ils.

Daniel Berger, brigadier à la retraite et ancien conseiller personnel d’Ueli Maurer, alors chef du département fédéral de la défense :

L’industrie exportatrice neuchâteloise est directement concernée par le résultat de ce vote. Elle pourrait ainsi bénéficier de compensations industrielles, sous la forme de contrats et de commandes de la part des constructeurs étrangers.

Olivier Henin, directeur général de Syderal Swiss à Neuchâtel :

Les Suisses semblent pour l’instant convaincus par les arguments des partisans aux nouveaux avions. Selon un sondage GFS, commandé par la SSR, publié jeudi, ils seraient 58% à voter « oui » le 27 septembre prochain.

Philippe Bauer :

De gauche à droite : Walter Willener (président UDC NE), Daniel Berger (ancien brigadier), Sébastien Marti (pharmacien), Crystel Graf (vice-présidente PLRN), Olivier Henin (CEO Syderal SA) et Philippe Bauer (conseiller aux États). De gauche à droite : Walter Willener (président UDC NE), Daniel Berger (ancien brigadier), Sébastien Marti (pharmacien), Crystel Graf (vice-présidente PLRN), Olivier Henin (CEO Syderal SA) et Philippe Bauer (conseiller aux États).

Le comité défendant le NON a prévu d'organiser une conférence de presse début septembre. RTN lui tendra le micro à cette occasion. /dsa


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