Le fondeur des Hauts-Geneveys amorce une nouvelle saison avec des ambitions mesurées. Sans penser immédiatement à la Coupe du monde. Sa carrière avait subi un sérieux coup d’arrêt l’hiver dernier, en raison d’un surentraînement.
Ilan Pittier dit avoir rechargé les accus ! L’athlète des Hauts-Geneveys entame sa saison de ski de fond samedi lors des compétitions nationales de St-Moritz. À 22 ans, il reste sur une dizaine de participations en Coupe du monde, dont deux 25e places décrochées en sprint, respectivement à Goms et à Falun, en janvier et en mars 2024. L’hiver dernier, Ilan Pittier n’a pas réussi à confirmer ses excellentes dispositions. Il a connu un sérieux coup d’arrêt, à mettre sur le compte d’un surentraînement, au point de devoir observer une période de trois mois sans activité physique ou presque : « Mon corps ne réagissait plus du tout à l’entraînement. J’étais toujours fatigué même après du repos. », relève l’athlète du Val-de-Ruz.
Toutes les expériences sont bonnes à prendre, même si parfois elles sont négatives : « Après coup, on est toujours plus malin. Forcément, j’ai dû changer quelque chose. Je me suis séparé de mon coach et j’ai aussi diminué le nombre d’heures d’entraînement. »
Ilan Pittier : « Mon corps était à la ramasse. »
Privé de dossard pendant neuf mois, Ilan Pittier se réjouit reprendre la compétition. Cela commencera donc samedi par un sprint, sa discipline de prédilection : « Je ne vais pas me mettre trop d’objectifs fixes pour l’instant. C’est difficile à savoir où je me situe. Mais j’espère déjà retrouver mes sensations et mon niveau. » Ilan Pittier pourrait prétendre à une nouvelle sélection pour les championnats du monde des moins de 23 ans, début mars à Lillehammer.
« Je garde quand même les JO de Milan dans un coin de ma tête. »
Ilan Pittier a déjà participé trois fois aux championnats du monde juniors de ski nordique et une fois aux mondiaux des moins de 23 ans. C'était il y a deux ans : il avait terminé cinquième du sprint. /mne









