L’hiver déterminant de Marianne Fatton. La Vaudruzienne entame sa campagne de sélection olympique samedi à Courchevel, en coupe du monde de ski-alpinisme. Un sport qui figurera pour la première fois au programme des JO en 2026.
Les Jeux olympiques dans le collimateur de Marianne Fatton ! La spécialiste de ski-alpinisme s’apprête à vivre une saison clé en perspective d’une sélection pour les JO de Milan-Cortina 2026. Son hiver a très bien démarré.
L'étudiante vaudruzienne a conservé son titre de championne de Suisse de sprint samedi à Kloster. Dans les Grisons, elle a relégué sa dauphine, la Valaisanne Déborah Marti, à une dizaine de secondes. Ce bon résultat est très encourageant avant la première manche de la Coupe du monde, qui se tient samedi à Courchevel.
Et surtout, Marianne Fatton se positionne comme la principale prétendante helvétique pour décrocher un ticket olympique. À bientôt 29 ans, elle les fêtera le 16 décembre, elle a une opportunité qui ne se reproduira peut-être plus : « C’est une saison plus challengeante que d’habitude. En fait, on doit déjà gagner des places pour la Suisse en vue de se qualifier pour les JO. »
Marianne Fatton : « J’ai eu beacoup de plaisir à m’entraîner. »
En 2026, le ski-alpinisme figurera pour la première fois au programme des Jeux olympiques. Les athlètes se mesureront dans le relais mixte et le sprint. Cette dernière discipline constitue aussi la spécialité de Marianne Fatton, puisqu’elle est aussi championne d’Europe en titre. Deux skieuses par nation au maximum seront du voyage olympique. Dans un premier temps, Marianne Fatton devra décrocher un ticket pour son pays avant de penser à une sélection personnelle : « C’est vraiment cet hiver que cela se joue », précise l’étudiante neuchâteloise.
Les résultats obtenus en Coupe du monde seront déterminants. Marianne Fatton est dans les starting-blocks. La Vaudruzienne sait que la concurrence s’est durcie au fil des années : « Cela a vraiment énormément évolué surtout en raison des JO. On voit que cela intéresse toujours plus de monde. Cela devient plus dur et les écarts sont toujours plus serrés. »
« Il faut vraiment se concentrer sur tous les détails. »
Concurrence renforcée ou non, Marianne Fatton attaque la saison 2024 – 2025 avec une sérénité encore accrue par son nouveau titre national. Sa préparation estivale s’est très bien déroulée, sans pépin de santé : « Je n’ai été ni malade ni blessée. Mon entraîneur a vraiment bien planifié les choses. Du coup, je n’ai pas trop d’excuses », rigole-t-elle. Pour préparer son hiver, Marianne Fatton varie les plaisirs et surtout elle ne s’entraîne pas systématiquement sur les lattes. En ski-alpinisme comme ailleurs, l’épreuve du sprint nécessite de s’entraîner souvent à haute intensité : « Je fais beaucoup d’intervalles dans un stade ou sur la route, j’aime bien courir. »
« Je n’aime pas trop faire des intensités sur les skis. »
Neuf manches figurent au calendrier de la Coupe du monde de ski-alpinisme cet hiver. Une étape se tiendra en Suisse, début avril, à Villars-sur-Ollon. La course au ticket olympique est lancé samedi à Courchevel. /mne









