Alexi Mosset en piste pour se faire un nom en skicross. L’ancien champion du monde juniors de télémark désire persévérer dans cette discipline. Mais il doit encore faire ses gammes en Coupe d’Europe pour évoluer au niveau d'un autre Neuchâtelois, Robin Tissières.
Robin Tissières et Alexi Mosset croiseront peut-être le fer cet hiver sur les pistes de skicross : les deux athlètes neuchâtelois s’engageront en Coupe d’Europe avec des ambitions différentes. Membre du cadre C de Swiss-Ski, Robin Tissières aimerait bien fêter le premier podium de sa carrière à ce niveau. Pour Alexi Mosset, l’approche n’est pas identique. L’ancien champion du monde juniors de télémark envisage de se faire un nom en skicross, discipline olympique. Mais il doit vraiment obtenir des résultats significatifs pour bénéficier d’un encadrement plus soutenu de la fédération : « J’aimerai réellement accéder aux cadres nationaux pour bénéficier d’une meilleure infrastructure que maintenant. Je veux montrer de quoi je suis capable de faire en Coupe d’Europe », relève-t-il.
Alexi Mosset : « Ce n’est pas évident, mais c’est faisable. »
Alexi Mosset doit donc encore affûter des armes dans une discipline qu’il a appris à connaître au cours de l’hiver dernier. Mais il a déjà reçu une invitation de Swiss-Ski pour prendre part à la manche d’ouverture de la Coupe d’Europe, le 17 décembre en Suède. Robin Tissières sera aussi de la partie.
À 22 ans, l’étudiant de Cortaillod a déjà fait son nid à niveau, sans parvenir à monter au moins une fois sur le podium : « Mon objectif de la saison, c’est vraiment de fêter un premier podium en Coupe d’Europe », résume Robin Tissières. « Mais je dois vraiment aller chercher ces petits détails qui font la différence. Des habitudes à changer. Cela prend du temps, mais il faut travailler là-dessus. »
Robin Tissières : « C’est l’image de l’entonnoir. »
Régler des détails : Robin Tissières estime que sa progression passe aujourd’hui par une approche mentale plus poussée : « Je me suis rendu compte sur les dernières années que c'est quelque chose qui me manquait. Je pouvais être prêt physiquement, prêt techniquement, mais c'est ce petit détail mental qui faisait défaut. » Robert Tissières songe donc à s'attacher les services d'un coach mental pour progresser dans ce domaine.
Robin Tissières : « Avoir un déclic mental, cela peut être d’une grande aide. »
Avant de songer à un podium, Alexi Mosset doit, lui, vraiment démontrer qu’il possède le potentiel pour évoluer en Coupe d’Europe. Les places sont chères et ce n’est pas gagné d’avance.
Âgé de 23 ans, Alexi Mosset ne s’est en réalité tourné vers le skicross que la saison dernière. Le Vaudruzien explique qu’il a mis de côté le télémark, sa discipline de prédilection, pour se tourner vers une discipline plus médiatisée, inscrite au programme des Jeux olympiques : « Le rêve ultime de tout athlète ce sont les Jeux olympiques et le télémark ne figure pas au programme des Jeux. »
Alexi Mosset : « Je suis prêt à affronter cette saison. »
Avant de s'aligner en Coupe d'Europe, Alexi Mosset participera à la première course internationale de la saison ce vendredi 22 novembre, sur le glacier autrichien de Pitztal. /mne











