La formule change, l'équipe à battre reste la même

Une nouvelle formule pour 2 équipes de plus et pour 2 journées de plus ! La Super League fait ...
La formule change, l'équipe à battre reste la même

La formule change, l'équipe à  battre reste la même

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Une nouvelle formule pour 2 équipes de plus et pour 2 journées de plus ! La Super League fait peau neuve pour la 21e saison de son histoire qui semble promise, comme la précédente, aux Young Boys.

En mai 2022, les vingt clubs de la Swiss Football League (SFL) avaient souhaité ce passage de dix à douze équipes pour la Super League. Seize d'entre eux avaient, par ailleurs, voté pour l'instauration des play-off. Fort heureusement, cette idée un peu saugrenue fut abandonnée à l'automne pour revenir à une formule en trois tours (33 matches), suivie d'une phase finale pour les six premiers pour le titre et pour les six derniers contre la relégation (5 matches).

Cette formule, inspirée par un modèle écossais, comporte un seul défaut majeur dû à son déploiement en trois tours. Des équipes auront ainsi la 'malchance' d'affronter à deux reprises les Young Boys au Wankdorf sans toujours avoir la possibilité de revenir à l'équité à l'occasion du tour final.

Deux promotions qui détonnent

Obtenues d'une manière indiscutable sur le terrain, les promotions d'Yverdon et du Stade Lausanne-Ouchy n'avaient pas été à la fois anticipées et vraiment... appréciées par les instances de la SFL alors que le retour au sein de l'élite du Lausanne-Sport était espéré en raison de la surface financière de son propriétaire INEOS et aussi d'un passé qui fut parfois très glorieux. Yverdon et le SLO sont très loin, en effet, de bénéficier du même soutien populaire que le FC Aarau, resté à quai dans la course à la montée, ou du FC Sion, le cancre du dernier exercice de la Super League.

Yverdon et le SLO seront, bien sûr, les premiers concernés dans la lutte contre la relégation. Dans le Nord-Vaudois, l'accélération de la campagne des transferts ne doit pas occulter deux handicaps de taille: la blessure du demi brésilien Silva, sur le carreau pendant de longs mois en raison d'une déchirure des ligaments croisés du genou, et l'impossibilité de jouer à Yverdon jusqu'à la fin septembre en raison des travaux d'aménagement du stade Municipal.

L'optimisme est plus marqué pour le SLO grâce au concours d'un directeur sportif - Hiraç Yagan - qui ne cesse de réaliser des miracles depuis des années et dont la mission première cet été sera de compenser le départ de Teddy Okou, l'attaquant le plus brillant de la Challenge League la saison dernière, pour Lucerne.

Promu dans le sillage d'Yverdon au terme d'une saison qui ne fut pas des plus abouties, le Lausanne-Sport de Ludovic Magnin aura, comme première mission, de s'affirmer comme la meilleure équipe de son canton. Même s'il risque de souffrir de l'absence d'un gardien vraiment taillé pour la Super League, Lausanne peut nourrir l'ambition de rivaliser avec les Grasshoppers, St-Gall ou Lucerne. Aller plus haut semble, en revanche, bien ardu.

Pas de rival pour les Young Boys

Plus haut, c'est bien sûr le royaume des Young Boys. Avec son contingent XXL qui voit tous les postes parfaitement doublés, triplés même parfois, le Champion en titre n'a pas de rival à sa mesure. Même l'éventuel départ à l'étranger du joyau Fabian Rieder ne peut altérer la confiance d'une équipe qui misera sur deux autres participants au récent Euro M21 pour asseoir sa supériorité. On veut parler d'Aurèle Amenda qui peut devenir à à peine 20 ans - il les fêtera le 31 juillet - le patron de la défense et de Kastriot Imeri, dont la qualité de frappe ne cesse de nous émerveiller.

Deuxième la saison dernière, le Servette FC, avec René Weiler à la barre à la place d'Alain Geiger qui n'a pas obtenu la sixième année de contrat qu'il souhaitait et qu'il méritait, a misé sur le retour de Jérémy Guillemenot pour franchir un nouveau cap. Formé au club, l'ancien international M21 voulait absolument évoluer aux côtés de Miroslav Stevanovic, l'homme qui peut à tout moment distiller un caviar à ses partenaires.

A Lugano, les résultats de ces deux dernières années obtenus par l'admirable Mattia Croci-Torti et le projet du nouveau stade laissent espérer un avenir radieux. Après avoir connu des années bien difficiles à Sion, Anto Grgic aura la lourde tâche de faire oublier Ousmane Doumbia, parti renforcé Chicago dont le propriétaire - Joe Mansueto - est aussi celui du FC Lugano. Champion de Suisse en 2022 mais auteur d'un début de saison 2022/2023 cataclysmique, le FC Zurich peut également s'immiscer dans la lutte pour les premières places.

L'énigme bâloise

Enfin, le FC Bâle représente une véritable énigme. Demi-finaliste de la Conference League mais seulement cinquième du dernier championnat, le FCB s'avance cette saison avec un nouvel entraîneur qui ignore tout de la Super League - l'Allemand Timo Schultz - et un effectif bien amoindri après les ventes de Zeki Amdouni à Burnley, d'Andi Diouf à Lens et d'Andy Pelmard à Clermont.

Le propriétaire David Degen a encaissé près de 34 millions de francs avec ces transferts qui serviront en partie à éponger le déficit structurel du club qualifié d'abyssal. David Degen entend bâtir une nouvelle équipe autour d'Ardon Jashsari qu'il s'efforce d'arracher au FC Lucerne. Le demi aura-t-il le cuir pour s'affirmer comme le nouveau patron du FCB ?

/ATS
 

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