Une page se tourne pour le FC Béroche-Gorgier

Fidèle à la 2e ligue de football depuis 19 ans, le club du littoral a été relégué en 3e ligue ...
Une page se tourne pour le FC Béroche-Gorgier

Fidèle à la 2e ligue de football depuis 19 ans, le club du littoral a été relégué en 3e ligue à l’issue de l’exercice. S’il entend remonter aussi vite que possible à l’échelon supérieur, le FC Béroche-Gorgier souhaite surtout conserver son identité familiale et locale. 

Le FC Béroche-Gorgier évoluera en 3e ligue de football la saison prochaine (photo d'archive).  Le FC Béroche-Gorgier évoluera en 3e ligue de football la saison prochaine (photo d'archive). 

C’est un petit séisme pour le football régional neuchâtelois. Après près de deux décennies à évoluer à l’échelon le plus élevé du canton, le FC Béroche-Gorgier redescend en 3e ligue. Minée par les blessures, la 11e place au classement de 2e ligue a suffi à faire chuter le club du littoral. Si la déception est grande, l’équipe est déjà tournée vers le futur. « Ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un club (…) il n’y a pas mort d’homme », relativise Michele Marques, le président du club de Béroche-Gorgier.

Mais alors, après neuf saisons passées à militer dans le haut de tableau de 2e ligue, comment expliquer une telle méforme ? Pour le président, les pépins physiques en sont la principale cause. « On a eu des blessures de longue durée, en parallèle on a fait le juste pari de rajeunir le contingent de l’équipe », souligne-t-il. Cette descente symbolise aussi la fin d’une génération dorée à Béroche-Gorgier. Avec trois coupes neuchâteloises et un huitième de finale de coupe de Suisse : l’armoire à trophées et à souvenirs du club du littoral est bien remplie. « C’est maintenant pour nous l’opportunité de miser encore plus sur nos jeunes », estime Michele Marques qui situe la moyenne d’âge de la prochaine première équipe entre 20 et 22 ans.

Le FC Béroche-Gorgier du futur sera donc jeune. Pourtant, pour le moment, le mouvement junior du club s’arrête aux juniors C. Un paradoxe bientôt corrigé selon Michele Marques. « Normalement toutes les catégories seront représentées l’année prochaine, même si nous devons encore trouver une solution pour les juniors A », assure-t-il.

Michele Marques : « On veut prendre le temps de se reconstruire. »

Un problème structurel ?

Hormis l’aspect sportif. Béroche-Gorgier est l’un de ces clubs qui ne paient pas ses joueurs. Une politique qui relève presque du précepte pour le club du bord du lac. « Le côté familial et local est impératif (…), c’est grâce à son ancrage local que le club a pu obtenir des résultats, ce n’est que comme ça que le club doit exister, c’est quelque chose qui fait l’unanimité au sein du comité », affirme Michele Marques. Si pour le président de Béroche-Gorgier le plan sportif n’est pas impacté par les finances du club, il reconnait que ces dernières ne sont pas florissantes. « Nos trois terrains nous coûtent très cher en entretien et il devient difficile pour certaines sociétés de nous sponsoriser », explique-t-il en précisant que la situation de Béroche-Gorgier ne fait pas figure d’exception dans la région.

« Le club a obtenu des résultats grâce à son ancrage local. »

La 3e ligue comme tremplin

En redescendant d'un échelon, Béroche-Gorgier ne se met pas de pression pour remonter. « On a convenu en accord avec le comité et les futurs entraîneurs de construire sereinement cette première équipe (…) si la promotion a lieu l’année prochaine ce serait l’idéal, mais si elle intervient dans deux ou trois ans cela ira très bien aussi », glisse Michele Marques. La philosophie du club et la relégation s’accordent sur un point : moins physique, la 3e ligue offre l’opportunité aux jeunes de se développer. « C’est à eux de prendre plus de responsabilités et de s’affirmer même s’ils n’ont pas à rougir de leurs performances affichées en 2e ligue », conclut le président de Béroche-Gorgier. Si ce dernier assure que les entraîneurs ne sont pas responsables de la descente en 3e ligue, il y aura bien du changement sur le banc de la première équipe de Béroche-Gorgier : Marvin Morales et Thomas Vuillemin, actuels entraîneurs de la « deux » du club du littoral, prendront les rênes de la première équipe l’année prochaine. /ave 


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