Nicole Petignat ne s’attendait pas à un tel engouement et se réjouit des apports de la compétition qui se déroule en Suisse. L’ancienne arbitre internationale critique en revanche les excès d’usage de l’assistance vidéo qui peuvent selon elle compliquer la vie des femmes au sifflet.
L’Euro de football féminin est dans sa dernière ligne droite. La première demi-finale a vu l’Angleterre, tenante du titre, s'imposer face à l’Italie 2-1 après prolongations mardi soir au Stade de Genève. La seconde verra s‘affronter l’Allemagne et l’Espagne, championne du Monde en titre, mercredi au Letzigrund de Zurich. L’ancienne arbitre internationale Nicole Petignat s’attend à une bataille mentale dans ce match. La Jurassienne souligne que l’assistance vidéo pourrait également jouer un grand rôle, bien qu’elle n’apprécie pas totalement cet outil et plus particulièrement son usage sur les terrains. « Je pensais que c’était un soutien, mais franchement ça met l’arbitre dans le doute, plutôt que de le rassurer. Je pense que la VAR cherche la petite bête. Pour moi, on dénature l’esprit du jeu et les émotions immédiates », analyse Nicole Petignat.
Nicole Petignat : « La VAR cherche la petite bête. »
Un bel avenir pour le football féminin
Nicole Petignat se réjouit en revanche de l’enthousiasme populaire apporté en Suisse par cet Euro. « Je suis très étonnée de l’engouement et du public. C’est vraiment une bonne ambiance chaleureuse et très festive », sourit la Jurassienne. Elle espère que l’événement permettra d’améliorer la vision liée aux femmes dans ce sport à long terme. « Je pense que c’est un tournant pour le football féminin. On va plus l’accepter », estime l’ancienne arbitre. /cra









