Défense de tacler sur le terrain d'Auvernier

Faire un tacle glissé sur la pelouse du FC Milvignes United, c'est une mauvaise idée. Le stade ...
Défense de tacler sur le terrain d'Auvernier

Faire un tacle glissé sur la pelouse du FC Milvignes United, c'est une mauvaise idée. Le stade des Malévaux a été refait cette année, mais tout ne s'est pas passé comme prévu. Cailloux sur la surface de jeu et béton apparent près d’un poteau de corner, un danger pour les footballeurs des talus.

Le béton et la caillasse qui servent à maintenir un des poteaux de corner du Stade des Malévaux.  Le béton et la caillasse qui servent à maintenir un des poteaux de corner du Stade des Malévaux. 

Les images parlent d’elles même, le stade des Malévaux à Auvernier ne ressemble pas vraiment à un terrain de football. Cailloux sur la surface de jeu, béton apparent vers les poteaux de corner, sol d'une dureté excessive et gazon qui peine à pousser, c'est comme ça que le FC Milvignes United a retrouvé son lieu d'entraînement cet été.

L'entreprise mandatée pour réaliser les travaux n'a selon, la conseillère communale de Milvignes, Natacha Aubert, « pas utilisé la bonne terre pour aplanir ce terrain ». Elle ajoute que, « la commune n'a pas voulu investir trop d'argent dans cette infrastructure. Elle est posée sur une ancienne décharge et sur des terres inondables ». Le stade des Malévaux serait même voué à disparaître d'ici cinq ans pour laisser place à un bassin de rétention, clarifie la conseillère communale verte libérale.

Natacha Aubert : « On a voulu faire les choses au meilleur marché. »

Du côté de la présidence du club d'Auvernier, on conçoit que la situation n'est pas idéale. Mais Sébastien Egger préfère aller de l'avant et faire confiance à la Commune. 

Sébastien Egger : « La situation devrait s'arranger durant la trève. »

De mauvaise foi ?

Malgré tout, le locataire des lieux, le FC Milvignes United, joue chaque semaine sur cette pelouse. Le risque pour le club du Littoral réside désormais dans le fait qu’une équipe adverse puisse refuser de jouer sur ce terrain et déposer un protêt. Contactée, l’Association neuchâteloise de football précise que dans ce cas, une inspection de l’installation serait faite par la commission des terrains. L’entraîneur du club d'Auvernier, Antonio Lopes, serait révolté si ce cas de figure venait à se produire, « Aujourd’hui, si une équipe nous dit que c’est trop dangereux, ça serait vraiment de la mauvaise foi», dit-il.

Antonio Lopes : « Au début de la saison, je l’admets le terrain avait beaucoup de petits cailloux. »

 

Et les adversaires ?

Du côté des équipes visiteuses, on ne dramatise pas car il s’agit de 4e ligue régionale, mais la peur de se blesser reste présente. NE Galaxy a disputé une rencontre sur ce Stade des Malévaux au mois de septembre. Le joueur du club chaux-de-fonnier, David Perrinjacquet, déclare : « même si je ne tacle pas trop d’habitude, là je l’aurai encore moins fait. Déjà à l’échauffement, je me suis dit qu’il fallait faire attention sur ce terrain. »

 

David Perrinjacquet : « Tu te dis que tu ne vas pas tacler là-dessus et que tu n'as pas envie de tomber. »

La situation au Stade des Malévaux pourrait cependant s’améliorer durant la trêve hivernale, selon la conseillère communale Natacha Aubert et le FC United Milvignes. En attendant, le club du Littoral continuera d'évoluer sur cette pelouse qui restera telle quelle. /yca


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