Une vitrine pour le football féminin

La 3e édition de la Summer girl cup se déroule samedi et dimanche à Neuchâtel. Ce tournoi réunit ...
Une vitrine pour le football féminin

La 3e édition de la Summer girl cup se déroule samedi et dimanche à Neuchâtel. Ce tournoi réunit quelque 500 footballeuses et il répond à une demande croissante.

Les filles d'Yverdon-sports à l'échauffement à Pierre-à-Bot. Les filles d'Yverdon-sports à l'échauffement à Pierre-à-Bot.

L’actualité du football ne se résume pas seulement à l’Euro ce week-end. Du moins pas dans la région. La 3e édition de la Summer girls cup se déroule samedi et dimanche à Pierre-à-Bot, sur les hauts de Neuchâtel.

Comme le laisse deviner son appellation, cette manifestation est uniquement réservée aux footballeuses. Elle réunit quelque 500 joueuses, des moins de 15 ans aux adultes, réparties dans 31 équipes venues de toute la Suisse et même de France voisine, avec une formation de Morteau.

Généré par l’ASI Audax Friul, ce tournoi vise à offrir une vitrine au football féminin pour lequel l’intérêt est grandissant : « Nous répondons aussi à une demande. Finalement, il existe très peu de ce genre de tournois », souligne Minela Pulvirenti, organisatrice. « Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait que les garçons qui pourraient en bénéficier en fin de saison. »

Minela Pulvirenti : « C’est un moment de partage. »

Pour débuter le football, les jeunes filles n’avaient autrefois pas d’autre choix que de rejoindre une équipe de garçons. Aujourd’hui, la donne a changé et les mentalités ont également évolué. Les filles se retrouvent entre elles et cela engendre également une nouvelle dynamique, selon Minela Pulvirenti : « Avant il fallait forcément aller jouer avec une équipe de garçons, il fallait faire preuve de caractère. Une grosse envie. Elles se retrouvent entre elles et arrivent à progresser à leur niveau. »

« D’avoir l’ambiance du vestiaire, cela manquait beaucoup. »

La popularité du football féminin ne cesse donc de croître. Les jeunes filles ont moins peur de s’exposer aux sarcasmes des garçons, au moment de venir taper dans un ballon. Mais, elles commencent généralement le football plus tard et les lacunes techniques sont encore parfois difficiles à combler. C’est ce que relève Minutela Pulvirenti : « Mais, on travaille très dur avec nos équipes pour les inciter à commencer le plus tôt possible, actuellement c’est vers 10 ou 11 ans. On aimerait vraiment aller plus loin ». 

« Tout est possible. »

/mne


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