L’avenir de l’équipe de Suisse de football passe avant tout par un meilleur jeu d’équipe. Pour le journaliste de la RTS Bernardin Allemann, cette unité est plus importante que le tirage au sort des chapeaux pour l’avenir de la Nati à l’Euro 2024 de football
L’équipe de Suisse de football termine sa campagne de qualification pour l’Euro 2024 en Allemagne sur une fausse note. Elle a été battue mardi soir 1-0 par la Roumanie et prend la deuxième place de son groupe, synonyme de chapeau 4 lors du tirage au sort prévu début décembre. Bernardin Allemann, journaliste sportif à la RTS, a qualifié, mercredi dans La Matinale, cette défaite d’assez logique « dans la continuité de ce que l’équipe nationale montre depuis quelques mois. (…)
Finalement, la Suisse n’a pas montré beaucoup de choses dans le jeu durant tout l’automne. Il n’y avait pas de raison pour que les choses se passent mieux à Bucarest. » Il relève aussi les performances surprenantes des leaders de la Nati, comme Xhaka et Akanji, qui jouent vraiment bien en club, et donnent l’impression de ne plus avoir le feu sacré en équipe de Suisse. « Et ils ont leur responsabilité, ils portent le maillot de l’équipe de Suisse. (…) Ces joueurs doivent aussi se remettre en question, également dans leur rapport avec Murat Yakin. » Pour Bernardin Allemann, contrairement à la Suisse, la Roumanie a montré mardi, ce que voulait dire jouer en équipe. Alors que la Suisse « cet automne ne montre pas une grande solidarité sur le terrain. »
Bernardin Allemann, journaliste sportif à la RTS, dans La Matinale :
La question de Murat Yakin se pose aussi après ce match. « Mais c’est fou de se poser la question, finalement est-ce que la Suisse ira avec Murat Yakin en Allemagne. Mais cette question se pose. (…) Ce sera intéressant de voir. » S’il est confirmé, il devra être vu comme le patron, explique Bernardin Allemann. Il faudra que les joueurs le suivent. Mais « c’est compliqué ce que va faire l’ASF (Association suisse de football) parce que soit elle se sépare de l’entraineur qui s’est qualifié pour l’Euro, donc qui a réussi sa mission, soit elle continue avec lui, mais avec un entraineur qui sera un peu fragilisé. »
En ce qui concerne le tirage au sort, « La Suisse a souvent de la chance. C’est vrai que le chapeau quatre, à priori, c’est le pire. Mais après, tout dépend comment le tirage au sort est fait, la Suisse pourrait sortir gagnante. » Bernardin Allemann qui estime que la Suisse a les moyens de faire quelque chose. « Mais je crois que plus que le tirage au sort, la Suisse doit retrouver une unité et des leaders qui s’investissent un peu plus pour l’équipe de Suisse ». Le tirage au sort des groupes pour l’Euro 2024 aura lieu le 2 décembre à Hambourg en Allemagne. /sma-dpi









