Le beach soccer peine à trouver des adeptes en Suisse romande

Les meilleurs joueurs de beach soccer du pays ont une nouvelle fois fait halte à Neuchâtel ...
Le beach soccer peine à trouver des adeptes en Suisse romande

Il n’existe qu’une seule équipe romande de beach soccer dont une manche du championnat de Suisse se tient ce week-end à Neuchâtel

Le BSC Lions Riviera (en orange) est la seule équipe romande de beach soccer. Le BSC Lions Riviera (en orange) est la seule équipe romande de beach soccer.

Les meilleurs joueurs de beach soccer du pays ont une nouvelle fois fait halte à Neuchâtel. Comme c’est le cas depuis plusieurs années, une manche des championnats de Suisse de la discipline se dispute ce week-end aux Jeunes-Rives. Les spectateurs peuvent assister gratuitement à des matches de Premier League (Ligue A), de Challenge League (Ligue B) et de Women League. Le BSC Lions Riviera, qui évolue en Premier League, est la seule équipe romande engagée dans la compétition. Cette formation est composée en majorité de Neuchâtelois mais compte des joueurs issus de toute la Romandie.

Le beach soccer séduit donc bien plus outre-Sarine. Comment expliquer ce manque d’intérêt pour ce sport en Suisse romande ? Le directeur de la Ligue, Christopher Clark, y voit plusieurs éléments de réponse. Tout d’abord, le manque d’infrastructures. « Certes à Neuchâtel, il y a un terrain de beach soccer à la plaine du Mail, mais du côté de la Suisse allemande, il existe des salles munies de revêtement de sable permettant de s’entraîner toute l’année. Le public alémanique est également plus friand du beach soccer que dans nos contrées », précise Christopher Clark. Il y a également les frais qui sont importants. « L’inscription d’une équipe coûte 10'000 francs, à cela s’additionnent les frais de déplacement dans tout le pays, le matériel, bref au final il faut compter entre 30'000 et 40'000 francs par année. On manque également de visibilité et donc d’investisseurs ». Le désintérêt autour de cette discipline semble donc peu à peu gagner du terrain, regrette le jeune homme.

Christopher Clark ne se voile pas la face, « depuis 3-4 ans, il y a une régression. On s’inquiète de l’avenir du beach soccer en Suisse, il y a pas mal d’interrogations, on perd de plus en plus de sponsors et on se demande même au niveau du championnat national si on pourra assurer sa pérennité ». /jpp


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