La deuxième édition de Pedaleo a pris ses quartiers ce week-end au Nid-du-Crô. Son but : proposer un lieu de ralliement pour des cyclistes venus de toute l’Europe, voire au-delà et susciter des vocations pour un type de voyage avec une faible empreinte carbone.
Des cyclistes de l’Europe entière ont rejoint Neuchâtel ce week-end. Pour la deuxième année consécutive, le festival Pedaleo s’est installé sur la plage du Nid-du-Crô samedi et dimanche. L’événement, qui a rassemblé des centaines de participants, proposait à la fois des conférences, mais aussi des stands de fournisseurs de matériel et des excursions en vélo dans la région.
Pedaleo se veut ouvert à tous et joue sur deux tableaux. Il invite à la fois des spécialistes d’ultracycling, soit des sportifs parcourant des distances de plusieurs milliers de kilomètres à travers le monde, mais souhaite aussi mettre en valeur le bikepacking, un mot anglais qu’on peut traduire par cyclotourisme, soit l’idée de partir à l’aventure sur plusieurs jours avec son matériel dans des sacoches.
Janosch Wintermantel : « L’envie du bikepacking, ça commence souvent par une utilisation quotidienne du vélo pour aller au travail. »
Des notions de liberté et durabilité
À l’origine de l’événement, Janosch Wintermantel est un grand amateur de bikepacking, voire d’ultracycling. Cet Allemand est convaincu que le cyclotourisme est accessible à tout le monde et que, comme le dit le dicton, l’essayer, c’est l’adopter. « Normalement, ça commence avec l’utilisation quotidienne du vélo pour aller au travail sur 5-6 kilomètres et tu remarques que ça fait du bien, ça vide la tête. Ensuite, tu peux partir un week-end, puis une semaine et peut-être un jour tu vas quitter ton travail. », sourit celui qui a trouvé en Neuchâtel un lieu de ralliement idéal et « carte postale » au cœur de l’Europe.
« Voyager à vélo c’est la meilleure manière de découvrir le monde, à la meilleure vitesse, tout en faisant du sport en même temps et c’est un moyen de transport durable. », ajoute-il.
« Voyager à vélo est de plus en plus populaire. »
Les grands itinéraires comme point de départ
Pour se lancer dans le cyclotourisme, pas besoin de matériel très performant. « Un vélo pas forcément top mais qui roule bien suffit. », explique Janosch Wintermantel, qui conseille aussi quelques sacoches étanches. Pour dormir, des locations ou des hôtels peuvent faire l’affaire pour une première expérience plutôt que la tente compacte à embarquer. Pour le guidage, un téléphone portable suffit si on ne possède pas de GPS.
Pour le choix de l’itinéraire, de grands parcours ont été organisés en Suisse et dans les pays qui nous entourent. Ils peuvent rassurer les novices. On citera notamment la Route du Jura, qui passe par le canton de Neuchâtel, ou plus largement les tracés EuroVelo qui traversent l’ensemble du continent. /lre










