Il est temps d’huiler sa chaîne et de se préparer : société organisatrice, Sport Plus a dévoilé les contours de la 32e Raiffeisen Trans VTT. Cette compétition cycliste se déroule toujours selon le même principe qu’en course à pied : elle s’étalera sur cinq mercredis soirs consécutifs, du 4 juin au 2 juillet. Fenin, Gorgier, La Brévine, le Quartier et Couvet en constituent les têtes d’étapes.
La Raiffeisen Trans VTT se veut accessible à tous. Mais sa participation n’a jamais dépassé le millier de vététistes. Ses organisateurs cherchent à la démocratiser un maximum : « Il est très important de s’adresser à un public large de vététistes ou de moins vététistes peut-être. Cela commence par les enfants » détaille Carolane Otz, la directrice de la manifestation. « Il ne faut pas oublier non plus de s’adresser aux femmes. On a vraiment envie qu’elles soient un peu plus présentes sur nos courses ».
Carolane Otz : « Les VTT électriques sont également bienvenus. »
Lauréate des trois dernières éditions, Pauline Roy relève que les femmes rechignent parfois à s’inscrire : « C’est vrai que des fois lorsqu’on a des gars derrière nous en course, cela peut stresser ». Pour atténuer ces craintes, la vététiste chaux-de-fonnière va remettre sur pied pour la deuxième année consécutive, deux reconnaissances d’étapes réservées exclusivement aux féminines (Women Ride Only) : « J’avais été surprise l’an dernier, en bien évidemment, qu’une trentaine de femmes s’étaient déplacées lors de la première reconnaissance. » Et Pauline Roy de conclure : « Le fait de n’être qu’entre femmes, je pense que cela rassure beaucoup. »
Pauline Roy : « C’est de démontrer aussi que c’est accessible. »
Apprendre à anticiper les difficultés, prendre confiance sur son VTT, ce sont autant de considérations qui concernent en priorité non pas les féminines, mais bel et bien les enfants.
C’est aussi pourquoi, lors de chaque étape, les vététistes en herbe sont invités à accomplir une reconnaissance de leur parcours sous la direction d’un moniteur compétent. Placée sous le thème « les recos Kid’s », cette initiative a été instaurée avec l’appui de la faîtière, l’Union cycliste neuchâteloise (UCN) : « Il s’agit d’aider les jeunes, qui font ou ne font pas partie d’un club, à reconnaître le parcours, à s’acclimater, pour éviter aussi les chutes ou les pépins », relève Claude Nicati, le président de l’UCN.
Claude Nicati : « Il faut surtout leur donner goût à la pratique du VTT. »
Si démocratiser la Raiffeisen Trans VTT, en élargir la participation, constitue le fil rouge des organisateurs, faut-il encore que les étapes répondent à la satisfaction de la majorité. Les parcours tracés en boucle ne dépassent pas les 20 kilomètres. Les difficultés techniques sont limitées et la région offre encore des possibilités d’innover. Par rapport au BCN Tour, les sites d’accueil sont aussi moins vastes, ce qui facilite la tâche des organisateurs : « Quand nous sommes accueillis dans un nouvel endroit, ce qui est encore possible sur la Raiffeisen Trans, cela donne des opportunités de découvrir de nouveaux chemins », relate le concepteur des tracés Michel Schinz. Cette année, la Raiffeisen Trans s’arrêtera sur deux nouveaux sites, le manège de Fenin et à la hauteur du terrain de football de Gorgier.
Michel Sinz : « On peut encore innover. »
Les inscriptions à cette 32e Raiffeisen Trans VTT sont désormais ouvertes. /mne











