C’est l’Everest des vététistes : La 34e édition du Grand Raid Verbier – Grimentz a lieu samedi. Le parcours principal comprend 125 kilomètres pour 5'000 mètres de dénivellation avec le passage mythique du Pas de Lona à pied, vélo sur l’épaule, à 2'800 mètres d’altitude.
Emilien Barben est un habitué des compétitions de VTT longues distances. L’habitant de Chez-le-Bart s’est classé 7e du championnat de Suisse de marathon VTT, samedi 12 août, à Grindenwald. Il est l’un des rares Neuchâtelois à même de bien figurer. L’an dernier, il avait bouclé son aventure en 6h30, au 14e rang. Il sait qu’il lui sera difficile de faire mieux. C’est une question de volume d’entraînement : « Pour gagner une des courses les plus difficiles dans le monde, il faut s’entraîner en moyenne 20 heures par semaine. Pour les personnes qui travaillent à 100% comme moi, c’est impossible. Il faut essayer de compenser pendant les vacances », jauge Emilien Barben.
Emilien Barben
L’an dernier, Emilien Barben avait réussi à rouler avec le groupe de tête durant les 50 premiers kilomètres de course, jusqu’à une courte pause rituelle instaurée de manière tacite entre les meilleurs : « C’est une tradition qui existe depuis quelques années. En fait, il y a une petite pause pipi et après la course se décante ».
La pause rituelle
Emilien Barben estime que le rendez-vous du Grand Raid est incontournable pour tous vététistes qui se respectent. La course est historique ; elle traverse plusieurs vallées valaisannes : « C’est une référence du VTT et c’est une des dernières grandes classiques en Europe qui persiste. Et puis le passage du Pas de Lona est gravé dans le cœur des vététistes romands ».
Le mythe
Emilien Barben s’élancera à 6h30 de Verbier samedi matin aux côtés des quelque 500 vététistes au départ de la longue distance. /mne









