Union Neuchâtel est au bord de la faillite

Le club du Littoral a lancé vendredi un cri d’alarme via un communiqué. Le comité d’Union explique ...
Union Neuchâtel est au bord de la faillite

Le club du Littoral a lancé vendredi un cri d’alarme via un communiqué. Le comité d’Union explique que sans soutien financier important, l’équipe ne pourra pas terminer la saison de Swiss Basketball League.

Union Neuchâtel craint pour sa survie dans le monde professionel. (Photo archives Georges Henz) Union Neuchâtel craint pour sa survie dans le monde professionel. (Photo archives Georges Henz)

La situation est critique pour Union Neuchâtel. Le club du Littoral tire la sonnette d’alarme sur sa situation financière vendredi. Dans un communiqué, le comité explique que sans soutien financier rapide, l’équipe ne pourra pas terminer la saison de Swiss Basketball League. 

En cause, un premier retrait de sponsor en fin de saison et un autre au début de l’année 2025 qui ont plombé les caisses. Le budget 2024-2025 ne sera pas tenu malgré sa forte réduction par rapport à la saison passée (920'000 francs à 800'000 francs). Un constat qui s’applique malgré les gros efforts consentis par Union Neuchâtel sur cet exercice. Le club a en effet réduit sa masse salariale de 35% et n’a engagé que deux joueurs étrangers contre quatre habituellement. 

« Dans le coût du club, il y a les salaires, les charges sociales ou encore les locations d’appartements. Pour avoir une équipe dans l’élite, vous avez des frais d’inscriptions, de licences ou encore de formations. Tout ça représente 15% de notre budget », liste André Prébandier, responsable communication d’Union Neuchâtel.

André Prébandier : « On a pu diminuer le nombre d’appartements. »

Avenir menacé

La menace est désormais concrète au-dessus de la troupe de Mitar Trivunovic. En 2024, sa licence ne lui avait été octroyée que de façon conditionnelle par la fédération. Swiss Basket pourrait désormais mettre Union devant le fait accompli et retirer l’équipe malgré les performances sportives encourageantes (en course pour les play-off et finale de Coupe de Suisse). « On n’espère pas en arriver-là. On souhaite que notre appel ait du succès auprès des privés, des entreprises ou encore des collectivités publiques », note André Prébandier. Union précise toutefois que son mouvement junior poursuivra quant à lui sa route.

Russell Jones Jr (à gauche) et Matthew Dentlinger sont les seuls joueurs étrangers de l'effectif d'Union Neuchâtel. Russell Jones Jr (à gauche) et Matthew Dentlinger sont les seuls joueurs étrangers de l'effectif d'Union Neuchâtel.

Location onéreuse

Dans son communiqué, Union Neuchâtel rappelle que l’argent reçu par la Loterie romande représente 7% de son budget. Quant aux infrastructures, le club explique ne pas payer de frais de location pour les salles de sports de la Ville de Neuchâtel lorsqu’elles sont utilisées par ses juniors. La donne est par contre différente pour les entrainements et les matches de la première équipe et pour les moins de 23 ans où le club se plaint de payer des « locations importantes ». « Nous payons des locations pour toutes les heures d’entrainement à la Ville. C’est une somme pas négligeable », peste André Prébandier. Ce dernier espère que le message passé vendredi par communiqué permettra d’imiter ce qu’il se fait dans d’autres cantons romands. « On sent dans des villes de tailles même inférieures à Neuchâtel, comme Monthey ou Nyon, qu’il y a davantage d’entrain pour le sport. Ces clubs bénéficient de la gratuité totale au niveau de la location et de subventions importantes », soupire André Prébandier.

« On est un club qui comprend plus de 300 jeunes. »

Propriétaire de la salle de la Riveraine, la Ville de Neuchâtel n’a pour l’heure pas encore pris position officiellement sur le dossier. De son côté, le conseiller d’État en charge des sports, Frédéric Mairy explique qu’il n’existe aucun soutien cantonal aux clubs sportifs de la région. Il rappelle toutefois que l’argent de la Loterie romande peut être vu comme un soutien indirect. Le ministre socialiste note aussi que le canton pourrait soutenir la relève mais que cela resterait marginal./comm-dpi


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