Cette compétition automobile se déroule dans le désert du Maroc et est réservée aux femmes. Son but : rallier des balises en parcourant le moins de kilomètres possibles, sans GPS, uniquement avec des cartes et une boussole. Deux équipages de Neuchâteloises prendront le départ de cette épreuve le 27 mars. Rencontre.
Les routes du 35e Rallye Aïcha des Gazelles seront parcourues par deux duos de Neuchâteloises. Cette compétition automobile réservée aux femmes se dispute sur neuf jours dans le désert du Maroc. Son but est de rallier des balises en parcourant le moins de kilomètres possibles, sans GPS, ni téléphone, uniquement avec des cartes et une boussole.
Le premier équipage du canton à s’être lancé ce défi est composé de deux habitantes du Littoral : Sarah Perrin et Monica Cherno, de l’équipe Swiss-Spirit. C’est lorsqu’elle a passé le cap des 60 ans que Monica Cherno s’est décidée à se lancer sur le Rallye Aïcha des Gazelles. Sa coéquipière Sarah Perrin a pris une retraite anticipée, ce qui lui a donné une motivation supplémentaire pour se lancer aux côtés de sa fidèle amie, qu’elle a connue lorsqu’elles travaillaient dans la même entreprise.
« Quand Monica m'a parlé du Rallye Aïcha des Gazelles, ça tombait à point nommé puisque j'avais du temps et, moi, tout ce qui sort des sentiers battus, je fonce tête baissée. Je ne m'étais pas rendue compte de l'ampleur du phénomène tout de suite, mais pour le moment je ne regrette pas », ajoute Sarah Perrin.
Monica Cherno : « J'ai passé 60 ans et c'est ce cap qui m'a inspiré et décidé à me lancer dans une aventure humaine un peu hors du commun. »
Pour participer au Rallye Aïcha des Gazelles, toutes les équipes qui disputent cette compétition pour la première fois ont besoin d’une certaine préparation : « On a fait un premier cours de conduite qui nous a déjà amené dans le désert. [...] Le deuxième cours, celui qu'on a fait en janvier, est le cours de navigation, à savoir poser des points sur une carte puisque ce rallye se fait justement à la carte et à la boussole, sans GPS », explique Sarah Perrin.
Sarah Perrin : « On a des cours de préparation qui sont obligatoires. »
Une autre formation neuchâteloise, les Gaz'elles 2026, se lancera aussi dans la course. Deux amies d’enfance des Ponts-de-Martel : Sheeba Ramseier et Alexia Légeret. Mamans de cinq enfants à elles deux, elles avaient avant tout envie de faire quelque chose pour elles, loin du train-train quotidien : travail, enfants, école, dodo. Mais comment se sont-elles retrouvées dans un tel périple ? « Un soir, on soupait ensemble et Sheeba me dit : ' j'ai vu un truc sur le Rallye des Gazelles et ça a l'air trop génial, et je ne vois personne d'autre que toi avec qui le faire. Est-ce que ça te dirait ? ' Quand on me propose des trucs comme ça, je dis vite oui en général », explique Alexia Légeret.
Alexia Légeret : « On se connaît depuis qu'on a 5 ans. »
L’équipe des Gaz’elles 2026 participe à cette compétition pour elles, mais elles le feront aussi pour l’association Zoé4life, qui soutient les enfants atteints d’un cancer. Le but est aussi de récolter des fonds pour l’association : « On est en partenariat avec une entreprise horlogère de la région, qui nous a dessiné une montre spéciale, une série de 101 pièces. […] La 001 sur 101 sera vendue aux enchères et le 100 % de cette vente sera pour Zoé4life », ajoute Sheeba Ramseier.
Sheeba Ramseier : « On soutien l'association Zoé4life. »
Le budget des deux formations se situe aux alentours de 40'000 francs. Toutes les concurrentes devront déposer leur téléphone portable avant le départ : elles seront coupées du monde durant neuf jours. Elles devront également dormir trois nuits en bivouac en complète autonomie.
Le départ officiel du Rallye Aïcha des Gazelles, avec les deux équipes de Neuchâteloises, sera donné le 27 mars à Nice. Les coureuses prendront ensuite le ferry de Marseille pour se rendre à Tanger avant de redescendre à Erfoud pour le départ réel de la course. L’arrivée aura lieu le 9 avril. /yca











