Marco Walker: « Je suis fou », dit le nouvel entraîneur de Sion

La transition sera brutale. Appelé à succéder au placide Fabio Grosso à la tête du FC Sion ...
Marco Walker: « Je suis fou », dit le nouvel entraîneur de Sion

Marco Walker:

Photo: KEYSTONE/MAXIME SCHMID

La transition sera brutale. Appelé à succéder au placide Fabio Grosso à la tête du FC Sion, Marco Walker annonce d'entrée de jeu la couleur. 'Je suis fou', lâche le Soleurois à Keystone ATS.

Ce grain de folie qu'il a cultivé pendant des années avec notamment le port du short sur le banc du FC Bâle même au plus profond de l'hiver ne sera pas de trop pour mener à bien la mission confiée par Christian Constantin à l'ancien défenseur international. 'Je suis venu à Sion pour sauver l'équipe de la relégation, dit-il. Rien d'autre ne m'intéresse. Mon contrat court jusqu'à la fin de la saison. Après, on regardera ce que peut nous réserver l'avenir.'

'Le bon moment'

Entraîneur de Naters en 1re ligue depuis une année et demie, Marco Walker estime que le temps est enfin venu, à 50 ans, de se lancer dans le grand bain. 'C'est le bon moment, assure-t-il. Jean-Paul Brigger qui était mon directeur sportif à Naters m'a dit de ne pas réfléchir, de foncer. Avant de suivre mon amie en Valais, j'avais eu la chance d'oeuvrer au FC Bâle avec Christian Gross, Thorsten Fink, Urs Fischer, Heiko Vogel et Raphaël Wicky. Ils m'ont apporté énormément. Ces années au FC Bâle m'ont enseigné une vérité: tout peut se produire dans le football. Rien ne peut vous surprendre.'

Une telle approche lui sera très certainement précieuse à la tête du club sans doute le plus atypique du pays. 'Comme je vis depuis dix-huit mois en Valais, j'ai bien sûr jeté un regard particulier sur le FC Sion, dit-il. Cette équipe possède beaucoup de qualités. Elle doit être capable désormais de les exprimer.'

A commencer dès ce dimanche à Lucerne dans une véritable rencontre à six points. 'Je veux que mes joueurs laissent parler leurs émotions sur le terrain. Comme les Sédunois le faisaient lorsque je venais jouer à Tourbillon avec Bâle ou Lugano. J'ai le souvenir qu'il se passait toujours quelque chose de particulier dans ce stade'. A cette exigence, le nouvel entraîneur en ajoute une autre, plus guerrière. 'Il faut aussi que mes joueurs se battent pour chaque mètre', lance-t-il avec force.

'Notre binôme devrait parfaitement fonctionner'

Depuis son intronisation mardi, Marco Walker bénéficie du concours d'un adjoint qui connaît déjà très bien la maison en la personne d'Amar Boumilat. 'Notre binôme devrait parfaitement fonctionner, lâche l'entraîneur. Amar est, en effet, beaucoup plus calme que moi...' Avant de rejoindre Yverdon, le Français avait oeuvré au FC Sion dans ce même rôle d'assistant entre 2013 et 2017.

D'ici dimanche, le duo devra trancher sur le choix du système et des hommes. 'Je pense que nous allons commencer avec une défense à quatre. Cet alignement me semble le plus sûr, explique Marco Walker. L'idée aussi est de pouvoir compter sur quatre ou cinq joueurs à la finition. Je jouerai donc avec deux attaquants'. Toujours à l'arrêt, Guillaume Hoarau ne sera pas l'un des deux élus dimanche. Quant à la question du gardien titulaire entre Kevin Fickentscher, de retour aux affaires depuis deux matches, et Timothy Fayulu, elle demeure 'ouverte'.

/ATS
 

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