Au cours de ces deux dernières années, le football féminin neuchâtelois (et suisse) a connu une croissance sans précédent. L’Association suisse parle d’une augmentation de licenciées de 31'400 à 41'100, soit un tiers de pratiquantes en plus, tous âges confondus. C’est encore plus vrai pour l’Association neuchâteloise de football. La croissance est exponentielle. L’ANF compte aujourd’hui 831 filles et femmes licenciées contre 535 deux ans plus tôt : l’augmentation se chiffre là à 55%.
Les esprits se sont ouverts
On peut réellement parler d’explosion, parce qu’avant cela, de 2014 à 2022, le nombre de footballeuses licenciées à l’ANF n’avait pas progressé de manière significative : il avait oscillé entre 450 et 550, connaissant même un léger fléchissement durant la pandémie. Les efforts de promotion entrepris en faveur de ce développement aussi bien par l’ASF que par l’association neuchâteloise ont payé. D’une manière générale, les esprits se sont ouverts. C’est plus qu’un effet de mode selon Jean-Pierre Marcon, qui s’occupe du football féminin à l’ANF : « Beaucoup de femmes aiment le football et le font avec plaisir. C’est une évolution réjouissante ».
Jean-Pierre Marcon
L’Association neuchâteloise de football avait poussé les clubs à créer des équipes, exclusivement féminines, dès les moins de 12 ans. Une impulsion décisive, appréciée, qui permet aux jeunes filles ne plus devoir jouer avec les garçons. Mais pour assurer l’avenir, il faut maintenant pouvoir conserver ses joueuses et assurer le renouvellement des effectifs. Ce n’est pas gagné d’avance, juge Daniel De Martini, le directeur technique de l’ANF : « On ne peut pas attendre que les filles viennent spontanément au football. On doit encore poursuivre nos efforts pour développer des équipes de juniors ».
Daniel De Martini
Dans le canton, il faut encore relever que la pointe de la pyramide fait encore défaut : la meilleure équipe féminine neuchâteloise, le FC le Parc, évolue en 2e ligue interrégionale. /mne









