Ligne des horlogers en sursis ?

Une menace plane sur la ligne des horlogers. Cette ligne ferroviaire qui relie Besançon au ...
Ligne des horlogers en sursis ?

Train,trafic ferroviaire,rail,rails,CFF L'Office fédéral des transports renforce les mesures de sécurité pour le trafic ferroviaire et menace indirectement la ligne des horlogers qui relie Besançon au Locle et à La Chaux-de-Fonds.

Une menace plane sur la ligne des horlogers. Cette ligne ferroviaire qui relie Besançon au Locle et à La Chaux-de-Fonds est utilisée quotidiennement par 300 frontaliers. À partir du 1er janvier prochain, les trains français ne pourront plus circuler sur les voies suisses au-delà du point de frontière du Col-des-Roches. En cause, le renforcement des systèmes de sécurité imposé par l’Office fédéral des transports, suite à l’accident de train de Granges-Marnand qui avait fait un mort et une trentaine de blessés l’été dernier. Cela obligera les trains français à s’arrêter à la gare frontière et les voyageurs à changer de train.

Autre menace : la généralisation sur le réseau suisse du système de signalisation européen, dès 2017. Un système que les Français n’adopteront pas avant 2025, au plus tôt.

Pour les utilisateurs de la ligne des horlogers, cela signifie un changement de train supplémentaire au Col-des-Roches, avant de pouvoir gagner La Chaux-de-Fonds. Si l’offre est moins attractive, les voyageurs risquent de délaisser le train au profit de la voiture. La survie de la ligne sera alors sérieusement prétéritée.

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports de Franche-Comté a lancé un cri d’alarme vendredi à Morteau. Soutenue par de nombreux élus locaux, tant français que suisses, elle souhaite que des solutions soient rapidement trouvées pour pérenniser la ligne.

Elle propose notamment d’équiper l’infrastructure CFF d’un double système de sécurité, dont celui installé sur les machines françaises. Du coup, plus de matériel roulant pourrait être affecté à la ligne des horlogers qui serait alors en mesure d'offrir une meilleure cadence et d'accueillir plus de voyageurs.

Mais comme l’a souligné vendredi le chef du service des affaires régionales et des relations extérieure de la ville de La Chaux-de-Fonds, il faut qu’il y ait une volonté politique affirmée et assumée financièrement des deux côtés de la frontière de vouloir faire un politique de transfert modale sur ce tronçon. /cwi


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