Travailleurs âgés: la Suisse, un bon élève qui doit faire mieux

Les travailleurs de plus de 55 ans connaissent peu le chômage en Suisse par rapport aux autres pays de l'OCDE. La Confédération doit cependant quand même renforcer son action pour améliorer leur taux d'emploi, selon l'organisation internationale. En ligne de mire: lutter contre la discrimination liée à l'âge.

Cet élément représente "le plus gros manque à combler" en Suisse, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un communiqué. La responsabilité en incombe avant tout aux partenaires sociaux.

Les employeurs doivent mieux gérer l'âge, favoriser la formation professionnelle continue et baser les rémunérations sur la productivité et non sur le nombre d'années, préconise l'organisation. Mais les autorités ont aussi un rôle à jouer.

Pour l'OCDE, elles doivent impliquer les entreprises dans "l'initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié". Ce bouquet de mesures, lancé en 2011 par le département du ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann, vise à encourager le recours au potentiel offert par la main-d'œuvre indigène.

En outre, la Suisse ne pourra remédier au problème qu'en élaborant une stratégie d'ensemble. Cette dernière doit se focaliser sur trois domaines: les incitations à travailler plus longtemps, l'élimination des obstacles au recrutement des employés de plus de 55 ans et l'amélioration de leur employabilité.

Soutien à "Prévoyance vieillesse 2020"

L'OCDE souligne toutefois que la Suisse a progressé au cours des dix dernières années. Pour prolonger cet élan, l'organisation conseille notamment de mettre en oeuvre les dispositions prévues par le projet de réforme du Conseil fédéral intitulé "Prévoyance vieillesse 2020".

Le taux d'emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans atteignait 70,5% en 2012, rappelle l'OCDE. Ce résultat place la Suisse au cinquième rang des pays membres de l'organisation.

/ATS


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