Stations-service: toujours pas de tendance claire selon un sondage

L'issue de la votation sur les stations-service le 22 septembre reste incertaine, selon le 2e sondage de la SSR publié mercredi. En revanche, le rejet de l'initiative pour la suppression de l'obligation de servir se renforce et la loi sur les épidémies bénéficie toujours d'une avance de 10 points.

Si la votation avait eu lieu la semaine dernière, 48% des personnes interrogées auraient voté pour la révision de la loi sur le travail et 45% contre. La part des indécis, inchangée à 7%, fera pencher la balance.

Le camp des partisans gagne 2% par rapport à début août, tandis que les adversaires en perdent autant. Mais cette évolution minime ne dépasse pas la marge d'erreur (+/-2,7%), ce qui ne permet pas de faire de pronostic clair sur le résultat du 22 septembre, selon l'institut gfs.bern qui a réalisé le sondage.

La loi sur les épidémies toujours devant

Concernant la loi sur les épidémies, combattue par référendum, le deuxième sondage ne montre aucun changement de tendance: 49% des sondés sont pour contre 39%. La formation de l'opinion sur cette question n'a pas beaucoup évolué, selon gfs.bern, relevant que 12% des personnes interrogées ne savent toujours pas ce qu'elles vont voter.

L'argument-phare des opposants est la peur d'une vaccination forcée, qui profiterait à des laboratoires pharmaceutiques.

Avis plus tranchés sur l'armée

L'initiative sur la fin de l'obligation de servir a encore perdu du terrain par rapport à il y a un mois. Le texte du Groupement pour une Suisse sans armée (GSsA) recueille 63% d'avis défavorables (+6% en août) et plus que 31% de soutien (-4%). Pour gfs.bern, cette évolution reflète la tendance observée pour les initiatives, à mesure que les avis se précisent.

Le camp du "non" a avancé dans tous les partis bourgeois, les électeurs UDC y étant à 91% opposés, les PLR à 84% et ceux du PDC à 70%. L'initiative remporte toujours plus de sympathie auprès de la tranche d'âge des 18-39 ans (45%) que chez les seniors (81% de "non"). Mais la tendance en défaveur du texte se renforce dans les deux catégories.

Le sondage a été réalisé entre le 30 août et le 7 septembre auprès de 1406 personnes dans les trois régions linguistiques du pays.

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