Les Palestiniens exhortent le CICR à "faire plus" pour Gaza

Dix-huit hommes accusés d'avoir "collaboré" avec Israël ont été exécutés dans la bande de Gaza, en plein conflit avec l'armée israélienne, a annoncé la télévision du mouvement Hamas. Parmi eux, six ont été exécutés sur la place publique, devant la plus importante mosquée de la ville. Plus tôt dans la journée, quatre Palestiniens ont été tués par de nouveaux raids israéliens.

Ces six exécutions publiques ont eu lieu devant des centaines de fidèles qui sortaient de la prière hebdomadaire. Les exécuteurs étaient des hommes portant l'uniforme des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont affirmé des témoins.

Au moins onze autres hommes ont été abattus par balles près du siège de la police dans le centre-ville de Gaza, selon des témoins et le site Majd, proche du Hamas. Un dernier a été exécuté sur une autre place à proximité.

Ces exécutions sont intervenues au lendemain de l'élimination de trois commandants de la branche armée du Hamas, tués par une frappe israélienne sur un immeuble à Rafah (sud de la bande de Gaza). Israël, qui passe pour avoir ses informateurs dans la bande de Gaza, était assez renseigné pour mener à bien cette opération.

Tribunaux secrets

La "résistance" a renforcé "la lutte sur le terrain contre la collaboration avec l'ennemi qui commet des assassinats", peut-on lire sur le site Majd. Le terme de résistance désigne les groupes armés à Gaza luttant contre Israël, avec à leur tête le Hamas,

Selon Majd, qui cite sans le nommer un haut responsable de la sécurité à Gaza, la "résistance" a procédé aux exécutions après "une procédure judiciaire".

"Faire plus"

Plus tôt dans la journée, quatre Palestiniens ont été tués par de nouveaux raids israéliens. Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riad Malki a exhorté le CICR à "faire plus" pour Gaza. Selon lui, "les visites aux détenus et les autres activités qu'il mène ne sont pas suffisantes".

Parmi les initiatives supplémentaires que devrait prendre l'organisation, le ministre évoque la définition de "zones sûres, où les Palestiniens puissent se réfugier", ainsi que la création de "corridors humanitaires pour permettre aux Gazaouis de fuir les combats et de chercher de l'aide", a-t-il affirmé dans une interview au quotidien "Le Temps"

M. Malki fait partie d'une délégation de responsables palestiniens et de membres de la Ligue arabe qui ont rencontré en Suisse le président du CICR, Peter Maurer.

Conférence "au plus vite"

La délégation arabo-palestinienne a également rencontré à Berne le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Yves Rossier. Ils ont discuté de la possibilité d'organiser une conférence pour la défense des civils dans les territoires palestiniens.

Berne a entamé des consultations informelles auprès des Etats parties, a indiqué jeudi le DFAE dans un communiqué. Toutefois, la décision de convoquer une conférence appartient à ces Etats.

/ATS


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