Pour le chef de l'AI, les tests du cerveau se justifient

Pour le chef du domaine de l'assurance invalidité (AI) à l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) Stefan Ritler, les tests neuropsychologiques pratiqués par l'office AI de Lucerne se justifient. Les 60 cas qui ont récemment défrayé la chronique font toutefois l'objet d'une évaluation.

Interrogé samedi dans la "Neue Zürcher Zeitung", M. Ritler note que ces tests ne suffisent pas à eux seuls. Ils constituent toutefois un complément utile, par exemple lorsque différentes expertises se contredisent.

De tels tests sont également pratiqués ailleurs dans le cadre d'examens cliniques, a-t-il poursuivi. Les offices AI sont tenus de se livrer à des investigations médicales poussées avec les moyens à disposition.

Les 60 cas lucernois seront évalués, ajoute le chef de l'AI. "C'est notre devoir en tant qu'autorité de surveillance et nous voulons connaître exactement la méthode". Les neurosciences connaissent actuellement un développement considérable et il faut suivre ces progrès, estime M. Ritler.

Ces tests effectués depuis une année par l'office AI de Lucerne ont suscité une large controverse. Pro Infirmis les juge "absurdes". Ils consistent en des examens de réflexion et de performance que les patients doivent accomplir dans un temps limité. Le but est d'évaluer les fonctions cérébrales.

/ATS


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